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Le malade Imaginaire de Molière (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Molière

Titre : Le malade Imaginaire

Oeuvre dont est tiré le titre : Le malade Imaginaire

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Extrait étudié :

Argan : Qu’il se fasse médecin, je consens au mariage. Oui, faite-vous médecin, je vous donne ma fille.
Cléante : Très volontiers ; s’il ne tient qu’à cela pour être votre gendre, je me ferai médecin, apothicaire même, si vous voulez. Ce n’est pas une affaire que cela, et je ferais bien d’autre choses pour obtenir la belle Angélique.
Beralde : Mais, mon frère, il me vient une pensée. Faites-vous médecin vous-même. La commodité sera encore plus grande d’avoir en vous tout ce qu’il vous faut.
Toinette : Cela est vrai. Voilà le vrai moyen de vous guérir bientôt ; et il n’y a point de maladie si osée que de se jouer à la personne d’un médecin
Argan : je pense, mon frère que vous vous moquez de moi. Est-ce que je suis en age d’étudier ?
Béralde : Bon, étudier ! Vous êtes assez savant ; et il yen a beaucoup parmi eux qui ne sot pas plus habiles que vous.
Argan : mais il savoir parler latin, connaître les maladies et les remèdes qu’il y fut faire.
Béralde : En recevant la robe et le bonnet de médecin, vous apprendrez tout cela, et vous serez après plus habile que vous ne voudrez.
Argan : Quoi ! L’on sait discourir sur les maladies quand on a cet habit-là ?
Béralde : Oui. L’on n’a qu’à parler ; avec une robe et un bonnet, tout galimatias devient savant, et toute sottise devient raison.
Toinette : Tenez, monsieur, quand il n’y aurait que votre barbe, c’est déjà beaucoup, et la barbe fait plus de la moitié d’un médecin.
Cléante : En tout cas je suis près à tout.
Béralde : Voulez-vous que l’affaire se fasse tout à l’heure ?
Argan : Comment, tout à l’heure?
Béralde : Oui, et dans votre maison.
Argan : Dans ma maison ?
Béralde : Oui. Je connais une Faculté de mes amies qui Viendra tout à l’heure en faire la cérémonie dans votre salle. Cela ne vous coûtera rien.
Argan : mais moi, que dire ? Que répondre ?
Béralde : On vous instruira en deux mots, et l’on vous donnera par écrit ce que vous devrez dire. Allez- vous-en vous mettre en habit décent, je vais les envoyer quérir.
Argan : Allons, voyons cela. (Il sort.)
Cléante : Que voulez-vous dire, et qu’entendez-vous avec cette Faculté de vos amies ?
Toinette : Quel est donc votre dessein ?
Béralde : De nous divertir un peu ce soir. Les comédiens on fait un petit intermède de la réception d’un médecin, Avec des danses et de la musique ; je veux que nous en prenions ensemble le divertissement, et que mon frère y fasse le premier personnage.
Angélique : Mais mon oncle, il me semble que vous vous jouez un peu beaucoup de mon père.
Béralde : mais ma nièce, ce n’est pas tant le jouer que s’accommoder à ses fantaisies. Tout ceci n’est qu’entre nous. Nous y pouvons aussi prendre chacun un personnage, et nous donner ainsi la comédie les uns aux autres. Le carnaval autorise cela. Allons vite préparer toutes choses.
Cléante, à Angélique : Y consentez vous ?
Angélique : oui, puisque mon oncle mous conduit.

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