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Commentaire composé : Ronsard : Discours des misères de ce temps : Combat contre la pensée réformée

Texte étudié :

Réflexion humaniste sur les violences des guerres de religion : l’allégorie de l’Opinion

Extrait des vers 115 à 196

O toi historien, qui d’encre non menteuse
Ecrit de notre temps l’histoire monstrueuse,
Raconte à nos enfants tout ce malheur fatal,
Afin qu’en te lisant ils pleurent notre mal,
Et qu’ils prennent exemple aux péchés de leurs pères,
De peur de ne tomber en pareilles misères.

De quel front, de quel œil, ô siècles inconstants !
Pourront-ils regarder l’histoire de ce temps !
En lisant que l’honneur, et le sceptre de France
Qui depuis si long âge avait pris accroissance,
Par une Opinion nourrice des combats,
Comme une grande roche, est bronché contre bas.

On dit que Jupiter, fâché contre la race
Des hommes, qui voulaient par curieuse audace
Envoyer leurs raisons jusqu’au Ciel pour savoir
Les hauts secrets divins que l’homme ne doit voir,
Un jour étant gaillard choisit pour son amie
Dame Présomption, la voyant endormie
Au pied du mon Olympe, et la baisant soudain
Conçut l’Opinion, peste du genre humain.
Cuider en fut nourrice, et fut mise à l’école
D’orgueil, de fantaisie, et de jeunesse folle.

Elle fut si enflée, et si pleine d’erreur
Que même à ses parents elle faisait horreur.
Elle avait le regard d’une orgueilleuse bête.
De vent et de fumée était pleine sa tête.
Son coeur était couvé de vaine affection,
Et sous un pauvre habit cachait l’ambition.
Son visage était beau comme d’une Sirène
D’une parole douce avait la bouche pleine.
Légère elle portait des aîles sur le dos :
Ses jambes et ses pieds n’étaient de chair ni d’os,
Ils étaient faits de laine, et de coton bien tendre
Afin qu’à son marcher on ne la put entendre.

Elle vint se loger par étranges moyens
Dedans le cabinet des Théologiens,
De ces nouveaux Rabins, et brouilla leurs courages
Par la diversité de cent nouveaux passages,
Afin de les punir d’être trop curieux
Et d’avoir échellé comme Géants les cieux.

Ce monstre que j’ai dit met la France en campagne,
Mendiant le secours de Savoie et d’Espagne,
Et de la nation qui prompte au tambourin
Boit le large Danube et les ondes du Rhin.

Ce monstre arme le fils contre son propre père,
Et le frère (ô malheur) arme contre son frère,
La sœur contre la sœur, et les cousins germains
Au sang de leurs cousins veulent tremper leurs mains,
L’oncle fuit son neveu, le serviteur son maître,
La femme ne veut plus son mari reconnaître.
Les enfants sans raison disputent de la foi,
Et tout à l’abandon va sans ordre et sans loi.

L’artisan par ce monstre a laissé sa boutique,
Le pasteur ses brebis, l’avocat sa pratique,
Sa nef le marinier, sa foire le marchand,
Et par lui le prud’homme est devenu méchant.
L’écolier se débauche, et de sa faux tortue
Le laboureur façonne une dague pointue,
Une pique guerrière il fait de son rateau
Et l’acier de son coultre il change en un couteau.
Morte est l’autorité : chacun vit à sa guise
Au vice déréglé la licence est permise,
Le désir, l’avarice et l’erreur insensée
Ont sans-dessus-dessous le monde renversé.

On fait des lieux saints une horrible voerie,
Un assassinement et une pillerie :
Si bien que Dieu n’est sûr en sa propre maison.
Au ciel est revollée, et Justice, et Raison,
Et en leur place hélas ! règne le brigandage,
La force, les couteaux, le sang et le carnage.

Tout va de pis en pis : les Cités qui vivaient
Tranquilles ont brisé la foi qu’elles devaient :
Mars enflé de faux zèle et de vaine apparence
Ainsi qu’une furie agite notre France,
Qui farouche à son prince, opiniâtre suit
L’erreur d’un étranger, qui folle la conduit.

Tel voit on le poulain dont la bouche trop forte
Par bois et par rochers son écuyer emporte,
Et malgré l’éperon, la houssine et la main,
Se gourme de sa bride, et n’obéit au frein :
Ainsi la France court en armes divisée,
Depuis que la raison n’est plus autorisée.

Commentaire de "Ce monstre arme le fils contre son propre père..." jusqu'à "...Depuis que la raison n’est plus autorisée." :

Introduction

Le présent poème appartient au Discours des misères de ce temps de Pierre de Ronsard, auteur du XVIè siècles, époque marquée par les guerres de Religion de plus en plus nombreuses, fréquentes et violentes, conséquences de la création du protestantisme.

De nombreux écrivains en ont témoigné dans leurs œuvres parmi Ronsard, dont la plume révèle un catholique fervent et engagé comme va le révéler la lecture à venir.

(Lecture)

Plan :

I Les méfaits de l'Opinion

A- Une dénomination de la pensée réformée péjorative.
B- Les victimes de l'Opinion

II La dénonciation de l'opinion

A- Champ lexical de la violence
B- Champs lexical du désordre

III Un texte engagé

A- La position de Ronsard
B- Caractère engagé du texte

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