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Corrigés de l'épreuve anticipée de Français

Les épreuves du bac de Français 2008 :

L'épreuve anticipée de Français (première) :

Pour les série S et ES :

corriges francais

 

Écriture :


I. Vous répondre d'abord à la question suivante (4 points) :
Dans quelle mesure ces portraits prennent-ils appui sur le réel, dans quelle mesure le transposent-ils?
Votre réponse n'excédera pas une trentaine de lignes.

Corrigé de la question :

Ces portraits prennent appui sur le réel dans la mesure où ils l’utilisent comme base pour leurs description. Ils s’appuient littéralement sur des modèles, des « types » de personnages quotidiens, comme par exemple le stéréotype de l’ouvrier dans l’Assommoir, la déchéance d’une famille, la misère etc.

Dans ces extraits, les auteurs s’attachent en particulier aux descriptions physiques de leurs personnages, en essayant de détailler le plus précisément possible les physionomies, afin d’en donner au lecteur une image nette et clairement définie.

Dans le chef d’œuvre inconnu, nous avons un artiste qui a réellement existé, Nicolas Poussin. Balzac l’utilise comme protagoniste de son histoire, ce qui lui permet de donner une certaine crédibilité à sa nouvelle. De plus, ce choix n’est sûrement pas anodin, puisque Poussin était un artiste réputé du classicisme pictural, un mouvement qui avait pour but de représenter au mieux la réalité.

En revanche, les portraits sont parfois irréels. C’est le cas dans L’homme qui rit. Ce sont des personnages déformés, mutilés, qui paraissent trop éloignés de la réalité. Pourtant, Hugo estime que ces personnages sont tout de même le reflet de la réalité humaine : « Je représente l'humanité telle que ses maîtres l'ont faite. L'homme est un mutilé. Ce qu'on m'a fait, on l'a fait au genre humain. On lui a déformé le droit, la justice, la vérité, la raison, l'intelligence, comme à moi les yeux, les narines et les oreilles; comme à moi, on lui a mis au coeur un cloaque de colère et de douleur, et sur la face un masque de contentement[]. » Ici Hugo représente plus l’âme de l’Homme, heurtée par la réalité, mais qui affiche un masque illusoire.

Pour élargir le sujet, il peut être utile de notifier qu’au-delà des portraits, les lieux aussi sont représentés, le plus fidèlement possible à la réalité. Cela a demandé un grand effort de préparation, de documentation de la part du romancier, avant de la transposer dans son œuvre. Ainsi les portraits sont entourés d’un environnement réaliste, et même naturaliste dans le cas de l’Assommoir.

Note : Pour vous aider, n’hésitez pas à citer les textes.


II. Vous traiterez ensuite l'un des trois sujets suivants (16 points) :

l. Commentaire

Vous ferez un commentaire du texte de Balzac ( texte A).

Corrigé

2. Dissertation

En partant des textes du corpus, vous vous demanderez si la tâche du romancier, quand il crée
des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel. Vous vous appuierez aussi sur vos lectures
personnelles et les oeuvre étudiées en classe.

Corrigé

3. Invention

Le narrateur du Temps retrouvé croise une fernme qu'il 'a aimée dans sa jeunesse et pour
laquelle il conserve une vive affection. Il perçoit, sous ses traits vieillissants, les traces de sa
beauté d'autefois. En vous inspirant de l'extrait proposé (texte D), vous imaginerez la
description qu'il pourrait en faire.

Pour la série L :

Le sujet :

Objet d'étude :
"Le roman et ses personnages, vision de l'homme et du monde"

Corpus :
Texte 1: extrait de MARIVAUX, La Vie de Marianne (1742)
Texte 2: extrait d'Alain ROBBE-GRILLET, Les Gommes (1953)
Texte 3: extrait de Milan KUNDERA, L'immortalité (1990)
Texte 4: extrait de Philippe CLAUDEL, Les âmes grises (2003)

Question :
Vous commenterez le texte de Marivaux (texte A), depuis "Avant que de donner cette histoire au public" jusqu'à "je pense que j'y aurais perdu beaucoup." (l. 41)

Texte A : Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, La vie de Marianne

Nous sommes au début du roman.

          Avant que de donner cette histoire au public, il faut lui apprendre comment je l'ai trouvée.
          Il y a six mois que j'achetai une maison de campagne à quelques lieues de Rennes, qui, depuis trente ans, a passé successivement entre les mains de cinq ou six personnes. J'ai voulu faire changer quelque chose à la disposition du premier appartement, et dans une armoire pratiquée dans l'enfoncement d'un mur, on y a trouvé un manuscrit en plusieurs cahiers contenant l'histoire qu'on va lire, et le tout d'une écriture de femme. On me l'apporta; je le lus avec deux de mes amis qui étaient chez moi, et qui depuis ce jour-là n'ont cessé de me dire qu'il fallait le faire imprimer : je le veux bien, d'autant plus que cette histoire n'intéresse personne. Nous voyons par la date que nous avons trouvée à la fin du manuscrit, qu'il y a quarante ans qu'il est écrit; nous avons changé le nom de deux personnes dont il y est parlé, et qui sont mortes. Ce qui y est dit d'elles est pourtant très indifférent; mais n'importe : il est toujours mieux de supprimer leurs noms.
         Voilà tout ce que j'avais à dire: ce petit préambule m'a paru nécessaire, et je l'ai fait du mieux que j'ai pu, car je ne suis point auteur, et jamais on n'imprimera de moi que cette vingtaine de lignes-ci.
         Passons maintenant à l'histoire. C'est une femme qui raconte sa vie; nous ne savons qui elle était. C'est la Vie de Marianne; c'est ainsi qu'elle se nomme elle-même au commencement de son histoire; elle prend ensuite le titre de comtesse; elle parle à une de ses amies dont le nom est en blanc, et puis c'est tout.

         Quand je vous ai fait le récit de quelques accidents de ma vie, je ne m'attendais pas, ma chère amie, que vous me prieriez de vous la donner toute entière, et d'en faire un livre à imprimer. Il est vrai que l'histoire en est particulière, mais je la gâterai, si je l'écris; car où voulez-vous que je prenne un style ?
          Il est vrai que dans le monde on m'a trouvé de l'esprit ; mais, ma chère, je crois que cet esprit-là n'est bon qu'à être dit, et qu'il ne vaudra rien à être lu.
          Nous autres jolies femmes, car j'ai été de ce nombre, personne n'a plus d'esprit que nous, quand nous en avons un peu : les hommes ne savent plus alors la valeur de ce que nous disons ; en nous écoutant parler, ils nous regardent, et ce que nous disons profite de ce qu'ils voient.
          J'ai vu une jolie femme dont la conversation passait pour un enchantement, personne au monde ne s'exprimait comme elle; c'était la vivacité, c'était la finesse même qui parlait : les connaisseurs n'y pouvaient tenir de plaisir.
La petite vérole lui vint, elle en resta extrêmement marquée : quand la pauvre femme reparut, ce n'était plus qu'une babillarde incommode. Voyez combien auparavant elle avait emprunté d'esprit de son visage! Il se pourrait bien faire que le mien m'en eût prêté aussi dans le temps qu'on m'en trouvait beaucoup. Je me souviens de mes yeux de ce temps-là, et je crois qu'ils avaient plus d'esprit que moi.
          Combien de fois me suis-je surprise à dire des choses qui auraient eu bien de la peine à passer toutes seules! Sans le jeu d'une physionomie friponne qui les accompagnait, on ne m'aurait pas applaudie comme on faisait, et si une petite vérole était venue réduire cela à ce que cela valait, franchement, je pense que j'y aurais perdu beaucoup."...

Marivaux

Le corrigé :

Problématique :
Dans quelle mesure, avec un souci de réalisme, Marivaux parvient-il à faire une critique de la société où tout n'est que jeu ?

I. Un récit dans le récit
Quelques éléments à mentionner : mise en abîme, illusion de réel, réalisme,
double narration (le narrateur premier et la narratrice Marianne)

II. Un récit autobiographique
Quelques éléments à mentionner : la condition féminine au début du 18e siècle

III. Une satire de la société
Quelques éléments à mentionner : le règne des apparences, la cruauté des hommes

Séries Technologiques :

 


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