Accueil | Francais | Philosophie | Histoire-géo | Commentaires philo | SES | Résumés d'oeuvres | Forum | Chances au bac

 


Afficher les documents littéraires par époque : Antiquité | Moyen-Âge | 16 ième | 17 ième | 18 ième | 19 ième | 20 ième | 21 ième


Fiches de Français - Commentaires composés corrigés - Dernières demandes - Demander un corrigé - Lexique littéraire

Les auteurs principaux :

Anouilh - Aubigné - Apollinaire - Aragon - Balzac - Baudelaire - Beaumarchais - Beckett - Bernanos - Brecht - Cadou - Camus - Céline - Cendrars - Chateaubriand - Claudel - Corbière - Cohen - Colette - Corneille - Desnos - Diderot - Du Bellay - Eluard - Fénelon - Flaubert - Fontenelle - Giono - Giraudoux - Hérédia - Hugo - Huysmans - Ionesco - Juliet - La Bruyère - Laclos - La Fayette - La Fontaine - Laforgue - Lamartine - Lesage - Mallarmé - Malraux - Marivaux - Marot - Maupassant - Mauriac - Michaux - Molière - Montesquieu - Musset - Nerval - Pascal - Ponge - Prévert - Prévost - Proust - Rabelais - Racine - Rimbaud - Ronsard - Rousseau - Roy - Saint-Amant - Sand - Sarraute - Sartre - Senghor - Shakespeare - Stendhal - Supervielle - Vallès - Verlaine - Vigny - Voltaire - Zola

J'ai découvert derrière Ferney une étroite vallée... de Chateaubriand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Chateaubriand

Titre : J'ai découvert derrière Ferney une étroite vallée...

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Mémoire d'outre Tombe

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Chateaubriand : J'ai découvert derrière Ferney une étroite vallée...

Extrait étudié :

J'ai découvert derrière Ferney une étroite vallée où coule un filet d'eau de sept à huit pouces de profondeur; ce ruisselet lave la racine de quelques saules, se cache çà et là sous des plaques de cresson et fait trembler des joncs sur la cime desquels se posent des demoiselles aux ailes bleues. L'homme des trompettes' a-t-il jamais vu cet asile de silence tout contre sa retentissante maison? Non, sans doute : eh bien! l'eau est là; elle fuit encore ; je ne sais pas son nom ; elle n'en a peut-être pas : les jours de Voltaire se sont écoulés; seulement sa renommée fait encore un peu de bruit dans un petit coin de notre petite terre, comme ce ruisselet se fait entendre à une douzaine de pas de ses bords. On diffère les uns des autres : je suis charmé de cette rigole déserte; à la vue des Alpes, une palmette de fougère que je cueille me ravit; le susurrement d'une vague parmi des cailloux me rend tout heureux; un insecte imperceptible qui ne sera vu que de moi et qui s'enfonce sous une mousse, ainsi que dans une vaste solitude, occupe mes regards et me fait rêver. Ce sont là d'intimes misères, inconnues du beau génie qui, près d'ici, déguisé en Orosmane2, jouait ses tragédies, écrivait aux princes de la terre et forçait l'Europe à venir l'admirer dans le hameau de Ferney. Mais n'était-ce pas là aussi des misères? La transition du monde ne vaut pas le passage de ces flots et, quant aux rois, j'aime mieux ma fourmi.

Ajouté par : admin

Les membres ont attribué la note suivante en moyenne : Pas de note attribuée pour le moment



Commentaires postés pour réagir à cet article :



Retour à l'accueil du site | Rechercher un article


© 2006-2011 Copyright www.lescorriges.com - Déclaration CNIL n°1164329 - Mentions-légales