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scène 3 de Marivaux (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Marivaux

Titre : scène 3

Époque : 18 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : La Dispute

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Marivaux : scène 3

Extrait étudié :

Carise, Eglé

Carise — Venez, Eglé, suivez-moi ; voici de nouvelles terres que vous n'avez jamais vues, et que vous pouvez parcourir en sûreté.
Eglé — Que vois-je ? quelle quantité de nouveaux mondes !
Carise — C'est toujours le même, mais vous n'en connaissez pas toute l'étendue.
Eglé — Que de pays ! que d'habitations ! Il me semble que je ne suis plus rien dans un si grand espace, cela me fait plaisir et peur. (Elle regarde et s'arrête à un ruisseau.) Qu'est-ce que c'est que cette eau que je vois et qui roule à terre ? Je n'ai rien vu de semblable à cela dans le monde d'où je sors.
Carise — Vous avez raison, et c'est ce qu'on appelle un ruisseau.
Eglé, regardant — Ah ! Carise, approchez, venez voir, il y a quelque chose qui habite dans le ruisseau qui est fait comme une personne, et elle paraît aussi étonnée de moi que je le suis d'elle.
Carise, riant — Eh ! non, c'est vous que vous y voyez ; tous les ruisseaux font cet effet-là.
Eglé — Quoi ! c'est là moi, c'est mon visage ?
Carise — Sans doute.
Eglé — Mais savez-vous bien que cela est très beau, que cela fait un objet charmant ? Quel dommage de ne l'avoir pas su plus tôt !
Carise — Il est vrai que vous êtes belle.
Eglé — Comment, belle, admirable ! Cette découverte-là m'enchante. (Elle se regarde encore.) Le ruisseau fait toutes mes mines, et toutes me plaisent. Vous devez avoir eu bien du plaisir à me regarder, Mesrou et vous. Je passerais ma vie à me contempler ; que je vais m'aimer à présent !
Carise — Promenez-vous à votre aise, je vous laisse pour rentrer dans votre habitation, où j'ai quelque chose à faire.
Eglé — Allez, allez, je ne m'ennuierai pas avec le ruisseau.

Ajouté par : admin

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