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Le mythe du jugement des morts, Gorgias de Platon (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Platon

Titre : Le mythe du jugement des morts, Gorgias

Époque : Antiquité

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Platon : Le mythe du jugement des morts, Gorgias

Extrait étudié :

Le mythe du jugement des morts

Platon, philosophe grec issu d'un famille aristocratique athénienne et fondateur de l'Académie, donne la parole à Socrate, dont il fut le disciple. Socrate mène la conversation dans des dialogues abordant des concepts très divers. Ici l'interlocuteur des Calliclès.
Partant de la mythologie concernant la vie de l'âme et du jugement des morts, celui montre qu'il s'est agi de réformer le jugement afin que les apparences (physiques et sociales) ne trompent pas.
Discours argumenta tif par excellence, l'apologue cherche à convaincre les vivants qu'il s'agit de songer à se faire une belle âme.


I.] Organisation
1.) Enonciation
je...je (l.1-2) disparaît dans le mythe et revient après l.60 puis encore l.77
Dimension argumentative : verbes modalisateurs (je crois l.1 et 41, je pense... l.2 et 18)
tu...tu (11 occurrences) : restitue l'idée du dialogue.
2.) Construction
● l.1→ 3 : intro "fort belle histoire"→ intérêt du récit
● l.4 → 40 : le mythe
► 4→11 :jugement des âmes
► 12→27 : conditions antérieures (déplore l'injustice)
► 28→40 : nouvelles conditions du jugement
● l.41 → 76 : leçon que tire Socrate : "voilà ce que j'ai..."
► 41→49 : l'âme garde les traces de la vie morale comme le corps garde celles de la vie physique
► 50→67 : les mauvaises âmes
► 68→76 : les bonnes âmes des philosophes
3.) Articulation logique
donc (22, 50) en effet (16) voilà ce que... (41) or ( 6 occurrences)
mais (68) c'est pourquoi (30)
"eh bien moi... (77) : transition pour la conclusion
╚> souci constant de créer une articulation pour un récit logique à visée didactique.

II.] La leçon
1.) Vérité du récit
Mythe = a. Récite fabuleux mettant en scène des êtres incarnat des forces de la nature et les aspects de la condition humaine. b. Pure construction de l'esprit. c. Expression, idée, doctrine au moyen d'un récit. d. Représentation idéalisée de l'état de l'humanité dans un passé ou dans une avenir fictif. e. Image simplifiée et illusoire que les groupes humains élaborent ou acceptent au sujet d'un individu ou d'un fait.
Socrate montre que même si c'est un mythe, c'est crédible. (ici mythe = récit fabuleux → prend une distance)
Il incite à la vérité du mythe : "comme s'il s'agissait de choses vraies (3) ; "je crois que c'est vrai" (41)
╚> Valeur de vérité vraie → il faut tirer une leçon.
2.) Mélange récit-leçon
Son discours développe le récit : "quand les morts" (50) ; "Archélaos" (60) ; "Hadès" (62, 66) "Rhadamante" ( x 5) ;
les châtiments : (66) ; "Minos"(74) ; "Ulysse" (75)
3.) La leçon elle-même
La leçon : "la conclusion que je tire" (41) ==[...]==> fin du texte.
Plan de cette conclusion :
●Ne pas juger par ce que l'on voit (ne pas se fier aux apparences (41→49)
●Les mauvaises âmes :
idée d'âme fatiguée : "rien de sain" (53) ; "lacérée...ulcérée" (54)
vocabulaire de la faute : "injustice" "parjure" "rien n'est droit" "pas de vérité" (18 expressions)
"démesure" (hybris → toujours puni)
╚> l'exercice du pouvoir corrompt, éloigne de la vérité.
● Les bonnes âmes :(sur les Îles des Bienheureux) piété et vérité : philosophe = vertu du travail / modestie / humilité
●Leçon qu'il envisage lui-même : "j'ai été convaincu" (77)
sagesse : projet de vie fondé sur des valeurs
sincérité / bonté : "je"
je laisse donc → conclusion / déduction / logique du raisonnement.


Dans le dialogue, l'argumentation aura été efficace ; Calliclès renonce au pouvoir qui semble être la grande cause de condamnation des âmes aux Enfers. La sagesse vient donc de la défiance à l'égard des apparences, du goût du pouvoir et des mensonges. La philosophie est la seule occupation viable.
Pour démontrer, Platon s'est servi d'un mythe qu'il a développé fort longuement ; le discours narratif occupe une grande place dans la démonstration, mais elle contient déjà le sens visé. Il emploie d'ailleurs le mot mythe dans un sens qui lui est propre en rejetant le sens "d'histoire inventée". L'efficacité réside dans la grande capacité de ce type de récit à faire réfléchir les hommes. Ici efficacité sur le plan moral, et de façon intemporelle. Le danger du pouvoir, la tentation du paraître au détriment de l'être.

Ajouté par : admin

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