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Les Montreurs de Leconte de Lisle (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Leconte de Lisle

Titre : Les Montreurs

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Poèmes barbares

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Leconte de Lisle : Les Montreurs

Extrait étudié :

Les Montreurs

Tel qu'un morne animal, meurtri, plein de poussière,
La chaîne au cou, hurlant au chaud soleil d'été,
Promène qui voudra son coeur ensanglanté
Sur ton pavé cynique, ô plèbe carnassière !

Pour mettre un feu stérile en ton oeil hébété,
Pour mendier ton rire ou ta pitié grossière,
Déchire qui voudra la robe de lumière
De la pudeur divine et de la volupté.

Dans mon orgueil muet, dans ma tombe sans gloire,
Dussé-je m'engloutir pour l'éternité noire,
Je ne te vendrai pas mon ivresse et mon mal,

Je ne livrerai pas ma vie à tes huées,
Je ne danserai pas sur ton tréteau banal
Avec tes histrions et tes prostituées.

Charles Leconte de Lisle, Poèmes barbares, 1862 - 1878.



Analyse :

Charles Leconte de Lisle, l'un des poètes chef de file du Parnasse, de "l'Art pour l'Art", rédige les poèmes barbares entre 1862 et 1878. C'est le poème intitulé "Les Montreurs", véritable manifeste du poète Parnassien qui s'oppose violemment à la poésie lyrique, que nous allons étudier ici.

I.] La description
a.) Deux premiers vers : pourquoi l'animal n'est-il pas nommé ?
Pour permettre une généralisation
c'était évident pour l'époque, spectacle habituel dans les foires
effet de style qui pousse à la réflection
L'ours à la réputation d'être dangereux, l'auteur nous montre que l'homme est pire que l'ours
b.) Comment est construite la description ?
rythme croissant amplification
morne, meurtri, plein de poussière, la chaîne au coup, hurlant au chaud soleil d'été
triste abruti sale inconfort mauvais traitement emprisonnement
Des sonorités renforcent l'aspect horrible de la scène, la barbarie de l'évocation : [m] [r] [p] [ch]
c.) La fête foraine, le peuple
un spectacle grossier, rudimentaire plèbe connotation péjorative de la population
pitié grossière v6 mendier hébété v5 cynique plèbe carnassière v4 tréteaux banal v 13 histrions prostituées v14

II.] Vision de l'art
a.) le sens allégorique de la scène
l'ours = le poète qui dévoile ses sentiments pour plaire à la foule plus précisément le coeur ensanglanté du poète est comparé à l'ours
le public= les lecteurs qui aiment les poèmes larmoyants
b.) le refus de se compromettre, de s'avilir
L'auteur s'adresse aux poètes qui s'exhibent vers 3 et 7
dans tout le reste il s'adresse aux lecteurs
Insistance sur la deuxième personne occurrences, effets refus d'être comme ces gens mépris du public isolement anaphore du pronom je à la fin du poème
c.) la condamnation du public
l'auteur reproche au public sa grossièreté, sa stupidité, stérile ses oeuvres ne lui apporte rien, amusement superficiel qui n'entraîne aucune réflexion.
d.) Les risques encourus par le poète
3 verbes aux futur qui se montre intransigeant
tout en critiquant les poèmes lyriques le conte de Lisle se conduit de la même manière, emploi de je, il exprime ses sentiments


Ce poème peut donc être considéré comme une profession de foi le l'école Parnassienne.

Ajouté par : admin

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