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Préface testamentaire des Mémoires de Chateaubriand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Chateaubriand

Titre : Préface testamentaire des Mémoires

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Mémoires d'outre Tombe

Fiche Bac :

Intro:
Il écrit ses Mémoires d'Outre Tombe (MOT) dès 1803/
Il décide de noter ses souvenirs de diplomate mais en 1806, il perd la femme qu'il aime. Cette mort va le contraindre à réviser son jugement. --> suicide, déprme.
Il modofie l'orientation de son projet --> + intime. Ds les mm années, sa soeur Lucile se suicide.
Il oriente son projet vers une forme plus intime, + autobiographique, - politique.
Il fait donc un retour vers le passé, vers on enfance.
Son projet : Chercher à comprendre son "inexplicable coeur".
Au début, cela s'apelle Mémoires de ma vie.
1832 : Nouveau changement de perspective de son oeuvre. Il décide que ses mémoires ne seront publiés qu'après sa mort.
Il se permet dc de régler ses comptes et d'être d'une grde franchise.
Il règle ses comptes avec notamment les romantiques.
Il se permet des jugements assez sévères. Il "tire à vue" sur les écrivains de son époque.
1884: Des pbs d'argent le pousse à modifier son projet. Il décide d'en publier certaines parties de MOT. Cela l'amène à relire son oeuvre pr ne pas blesser profondément son entourage.
On a donc en oeuvre en cste évolution.
C'est un texte de présentation postérieur à l'oeuvre.
Paradoxalement placé en tête de l'oeuvre ds le but de présenter les choix de l'A. et les caractéristiques de l'ouvrage.
L'oeuvre est présentée comme étant le miroir de la vie.
Oeuvre interactive : vie qui nourrit l'oeuvre et vic versa.
Livre consubstanciel à son auteur.

I/ Les références à l'oeuvre
A/ Récurrence du terme "Mémoires"

Indication d'un genre A. Continu d'utiliser le terme "Mémoire" alors que son récit entre plutôt ds le domaine de sa vie intime. (l.1,14,19).

B/ Constante référence à l'écriture ds la vie

Chp lexical du domaine de l'écriture. (l.1,2,4,7,10,17,19).
L'écriture emprunte le chp lexical de la peinture
Intervention métaphorique --> retracer

C/ La nature du pacte

Auteur=Narrateur=Personnage principal
Cour parallélisme de la vie et del'oeuvre.
Nbreux chiasmes (l.12 et 13).
Chassé croisé entre de stermes de sens opposés
ex: bonheur/tristesse

II/ Les relations de l'oeuvre à la vie
A/ Lieux et circonstance de la composition

- Chateaubriand insiste sur le carctère composite de l'oeuvre. (différentes dates et différents pays). Références chronologiques
- Chateaubriand a été secretaire d'Etat. Il a beaucouo voyagé.
Référence à une narration interrompue.
Il vit --> il écrit , il vit --> il écrit
La vie et l'écriture se st imbriquées.
Imbrication des évènements. Superposition de 2 temps :
le tps de la vie et le tps de l'écriture.
Souligne la variété : "instants de prospérité" (l.6) --> tps de la vie
"temps de misères" (l.6) --> tps de l'écriture.
Souligne les paradoxes de l'écriture A.
Oeuvre symbiotique ==> oeuvre qui fait partie de la vie.

B/ Le contenu

a/ La conception du temps : "ma jeunesse pénétrant ma vieilless" (l.7-8)
==> Paradoxe qui se fait jour.
jeunesse/vieillesse = homéotéleutes =(finals identiques)
--> Deux oppositions de la vie très imbriquées l'une ds l'autre.
Utilisées pr montrer l'interaction entre les 2.
Il associe la vie à un jour --> comme ds "Zone" d'Apollinaire
b/ Il résume cela ds un chiasme à la l.12
Emploi métonymique --> emploi concret qui désigne un abstrait. Tend vers l'allégorie.
Rythme bianaire, jeux de parallélisme et d'inversion.

C/ Les imbrications

Imbrications temporelles --> tps qui se superposent.
Autres imbrications qui relève d'avantage de la succession des souvenirs --> interrompu par les évocations.
Insistance sur le mélange que onstitue la vie et l'oeuvre.
Métaphore filée romantique : tempête et naufrage.
Chateaubriand projette une vision éminament romantique de sa vie.

CCL II/ : Chteaubriand a eu une vie tumultueuse qui entraine des mémoires romancés.

III/ Les enjeux de l'avant-propos
A/ Expliquer la nature de l'oeuvre

C. essaye d'anticiper sur une critique future. Dès l'avant-propos il anticipe en disant que c'est normal qu'une A. soit confuse. Il a peur qu'on lui reproche cette confusion.
La vie est une véritable confusion.
le jugement de la postérité est fait par la vie.

B/ La volonté de transcrire des expériences et des sentiments

Volonté de suivre le cour de la vie.
Il veut montrer que la vies est confuse. Recréer le passé est tte une démarche.
L'unité de l'oeuvre va s'opposer à l'instantané de l'existance.

CL Les enjeux de l'écriture

Il veut dominer et maîtriser le tps, mettre le tps à ses pieds.
L'oeuvre va lui permettre de mettre tt le tps de sa vie à l'écriture.
Veut que sa voix perdure par delà les morts.

D/ La justification du titre "Outre tombe"

"je préfère parler du fond de mon cercueil" (l.19)
L'oeuvre est laissé aux hommes comme un témoignage.
--> connotation religieuse
Oeuvre conçue comme une oeuvre de rédemption (= on donne son corps et on rachète ses pêchés).
C'est diiférent de Rousseau, qui lui, veut se justifier.
Ici, on a une oeuvre de rachat --> la souffrance de la vie va lui donner l'éternité.
Fin de l'oeuvre à connotation très religieuse. Vie et mort consiédérés comme des habits que l'on endossent. Construction en parallélisme : "mal" et "mieux" --> antithèse.

CCL Générale :
Ecriture révélatrice des objectifs qu'il fixe à son oeuvre.
Il souligne la richesse des interactions entre la vie et l'oeuvre.
Souligne surtt la technique d'écriture employée --> narration intercalée.
Il apparente ses Mémoires à un journal intime (différent cpdt car il a tt réécrit).
--> Tonalité religieuse de l'oeuvre.
Chateaubriand est l'auteur du Génie du christiannisme
--> tonalité prophétique "si j'ai assez souffert" (l.21)

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Chateaubriand : Préface testamentaire des Mémoires

Extrait étudié :

Les Mémoires, divisés en livres et en parties, sont écrits à différentes dates et en différents lieux : ces sections amènent naturellement des espèces de prologues qui rappellent les accidents survenus depuis les dernières dates, et peignent les lieux où je reprends le fil de ma narration. Les événements variés et les formes changeantes de ma vie entrent ainsi les uns dans les autres : il arrive que, dans les instants de mes prospérités, j’ai à parler du temps de mes misères, et que, dans mes jours de tribulations, je retrace mes jours de bonheur. Les divers sentiments de mes âges divers, ma jeunesse pénétrant dans ma vieillesse, la gravité de mes années d’expérience attristant mes années légères ; les rayons de mon soleil, depuis son aurore jusqu’à son couchant, se croisant et se confondant comme les reflets épars de mon existence, donnent une sorte d’unité indéfinissable à mon travail : mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau ; mes souffrances deviennent des plaisirs, mes plaisirs des douleurs, et l’on ne sait si ces Mémoires sont l’ouvrage d’une tête brune ou chenue.

Je ne dis point ceci pour me louer, car je ne sais si cela est bon, je dis ce qui est, ce qui est arrivé, sans que j’y songeasse, par l’inconstance même des tempêtes déchaînées contre ma barque, et qui souvent ne m’ont laissé pour écrire tel ou tel fragment de ma vie que l’écueil de mon naufrage.

J’ai mis à composer ces Mémoires une prédilection toute paternelle ; je désirerais pouvoir ressusciter à l’heure des fantômes pour en corriger les épreuves : les morts vont vite.

Les notes qui accompagnent le texte sont de trois sortes : les premières, rejetées à la fin des volumes, comprennent les éclaircissements et pièces justificatives ; les secondes, au bas des pages, sont de l’époque même du texte ; les troisièmes, pareillement au bas des pages, ont été ajoutées depuis la composition de ce texte, et portent la date du temps et du lieu où elles ont été écrites. Un an ou deux de solitude dans un coin de la terre suffiraient à l’achèvement de mes Mémoires ; mais je n’ai eu de repos que durant les neuf mois où j’ai dormi la vie dans le sein de ma mère : il est probable que je ne retrouverai ce repos avant-naître, que dans les entrailles de notre mère commune après-mourir.

Plusieurs de mes amis m’ont pressé de publier à présent une partie de mon histoire ; je n’ai pu me rendre à leur vœu. D’abord je serais, malgré moi, moins franc et moins véridique ; ensuite j’ai toujours supposé que j’écrivais assis dans mon cercueil. L’ouvrage a pris de là un certain caractère religieux que je ne lui pourrais ôter sans préjudice ; il m’en coûterait d’étouffer cette voix lointaine qui sort de la tombe, et que l’on entend dans tout le cours du récit. On ne trouvera pas étrange que je garde quelques faiblesses, que je sois préoccupé de la fortune du pauvre orphelin, destiné à rester après moi sur la terre. Si j’ai assez souffert dans ce monde pour être dans l’autre une Ombre heureuse, un peu de lumière des Champs-Elysées, venant éclairer mon dernier tableau, servirait à rendre moins saillants les défauts du peintre : la vie me sied mal ; la mort m’ira peut-être mieux.

Mémoires d’outre-tombe, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1957, tome I, p. 1045-1047

Article ajouté le 18\10\2007 à 09:27:28

Article validé le 18\10\2007 à 09:27:49

Ajouté par : admin

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