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Acte V scène 6 de Rostand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Rostand

Titre : Acte V scène 6

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Cyrano de Bergerac

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Rostand : Acte V scène 6

Extrait étudié :

CYRANO de BERGERAC (acte 5 - scène 6)

CINQUIEME ACTE
--------------------

Scène VI - Les Mêmes, LE BRET et RAGUENEAU.

LE BRET :
Quelle imprudence !
Ah ! j'en étais bien sûr ! il est là !

CYRANO, souriant et se redressant :
Tiens, parbleu !

LE BRET :
Il s'est tué, Madame, en se levant !

ROXANE :
Grand Dieu !
Mais tout à l'heure alors... cette faiblesse ?... cette ?...

CYRANO :
C'est vrai ! je n'avais pas terminé ma gazette :
.. Et samedi, vingt-six, une heure avant dîné,
Monsieur de Bergerac est mort assassiné.
Il se découvre ; on voit sa tête entourée de linges.

ROXANE :
Que dit-il ? - Cyrano ! - Sa tête enveloppée !...
Ah ! que vous a-t-on fait ? Pourquoi ?

CYRANO :
"D'un coup d'épée,
Frappé par un héros, tomber la pointe au coeur !"...
- Oui, je disais cela !... Le destin est railleur !...
Et voilà que je suis tué dans une embûche,
Par-derrière, par un laquais, d'un coup de bûche !
C'est très bien. J'aurai tout manqué, même ma mort.

RAGUENEAU :
Ah ! Monsieur !...

CYRANO :
Ragueneau, ne pleure pas si fort !... Il lui tend la main.
Qu'est-ce que tu deviens, maintenant, mon confrère ?

RAGUENEAU, à travers ses larmes :
Je suis moucheur de... de... chandelles, chez Molière.

CYRANO :
Molière !

RAGUENEAU :
Mais je veux le quitter, dès demain ;
Oui, je suis indigné !... Hier, on jouait Scapin,
Et j'ai vu qu'il vous a pris une scène !

LE BRET :
Entière !

RAGUENEAU :
Oui, Monsieur, le fameux : "Que diable allait-il faire ?..."

LE BRET, furieux :
Molière te l'a pris !

CYRANO :
Chut ! chut ! Il a bien fait !...
A Ragueneau. La scène, n'est-ce pas, produit beaucoup d'effet ?

RAGUENEAU, sanglotant :
Ah ! Monsieur, on riait ! on riait !

CYRANO :
Oui, ma vie
Ce fut d'être celui qui souffle - et qu'on oublie !
A Roxane. Vous souvient-il du soir où Christian vous parla
Sous le balcon ? Eh bien toute ma vie est là :
Pendant que je restais en bas, dans l'ombre noire,
D'autres montaient cueillir le baiser de la gloire !
C'est justice, et j'approuve au seuil de mon tombeau :
Molière a du génie et Christian était beau !
A ce moment, la cloche de la chapelle ayant tinté, on voit tout au fond, dans l'allée, les religieuses se rendant à l'office.
Qu'elles aillent prier puisque leur cloche sonne !

ROXANE, se relevant pour appeler :
Ma soeur ! ma soeur !

CYRANO, la retenant :
Non ! non ! n'allez chercher personne !
Quand vous reviendriez, je ne serais plus là.
Les religieuses sont entrées dans la chapelle, on entend l'orgue.
Il me manquait un peu d'harmonie... en voilà.

ROXANE :
Je vous aime, vivez !

CYRANO :
Non ! car c'est dans le conte
Que lorsqu'on dit : Je t'aime ! au prince plein de honte,
Il sent sa laideur fondre à ces mots de soleil...
Mais tu t'apercevrais que je reste pareil.

ROXANE :
J'ai fait votre malheur ! moi ! moi !

CYRANO :
Vous ?... au contraire !
J'ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m'a pas trouvé beau. Je n'ai pas eu de soeur.
Plus tard, j'ai redouté l'amante à l'oeil moqueur.
Je vous dois d'avoir eu, tout au moins, une amie.
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie

Article ajouté le 06\10\2007 à 16:06:02

Article validé le 06\10\2007 à 16:19:41

Ajouté par : admin

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