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Chapitre 12 : A Rouen... de Zola (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Zola

Titre : Chapitre 12 : A Rouen...

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : La bête humaine

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Zola : Chapitre 12 : A Rouen...

Extrait étudié :

« La bête humaine d'Emile Zola : dernier paragraphe du livre : »

Extrait du chapitrre 12

A Rouen, on devait prendre de l'eau : et l'épouvante glaça la gare, lorsqu'elle vit passer, dans un vertige de fumée et de flamme, ce train fou, cette machine sans mécanicien ni chauffeur, ces wagons à bestiaux emplis de troupiers qui hurlaient des refrains patriotiques. Ils allaient à la guerre, c'était pour être plus vite là-bas, sur les bords du Rhin. Les employés étaient restés béants, agitant les bras. Tout de suite, le cri fut général : jamais ce train débridé, abandonné à lui-même, ne traverserait sans encombre la gare de Sotteville, toujours barrée par des manœuvres, obstruée de voitures et de machines, comme tous les grands dépôts. Et l'on se précipita au télégraphe, on prévint. Justement, là-bas, un train de marchandises qui occupait la voie, put être refoulé sous une remise. Déjà, au loin, le roulement du monstre échappé s'entendait. Il s'était rué dans les deux tunnels qui avoisinent Rouen, il arrivait de son galop furieux, comme une force prodigieuse et irrésistible que rien ne pouvait plus arrêter.
Et la gare de Sotteville fut brûlée, il fila au milieu des obstacles sans rien accrocher, il se replongea dans les ténèbres, où son grondement peu à peu s'éteignit.
Mais, maintenant, tous les appareils télégraphiques de la ligne tintaient, tous les cœurs battaient, à la nouvelle du train fantôme qu'on venait de voir passer à Rouen et à Sotteville.
On tremblait de peur : un express qui se trouvait en avant, allait sûrement être rattrapé. Lui, ainsi qu'un sanglier dans une futaie, continuait sa course, sans tenir compte ni des feux rouges, ni des pétards. Il faillit se broyer, à Oissel, contre une machine-pilote ; il terrifia Pont-de-l'Arche, car sa vitesse ne semblait pas se ralentir. De nouveau, disparu, il roulait, il roulait, dans la nuit noire, on ne savait où, là-bas.
Qu'importaient les victimes que la machine écrasait en chemin ! N'allait-elle pas quand même à l'avenir, insoucieuse du sang répandu ? Sans conducteur, au milieu des ténèbres, en bête aveugle et sourde qu'on aurait lâchée parmi la mort, elle roulait, elle roulait, chargée de cette chair à canon, de ces soldats, déjà hébétés de fatigue, et ivres, qui chantaient.

Plan détaillé :

Le dernier paragraphe de cette ouvre est prophétique, il annonce à la fois les
dangers de l'ère industrielle et les ravages de la guerre dans une seule et
même image terrifiante.

1 : La course folle de la machine :

- la mort des personnages principaux cause de cette terrible situation

- un parcours détaillé et fascinant entre les gares

- la personnification symbolique de la machine


2 : L'impuissance des hommes

- les efforts désespérés des employés des chemins de fer

- l'ignorance dramatique des soldats

- les futures victimes innocentes inévitables


3 : Les différents messages du texte :

- l'évidence du progrès technique et de sa toute puissance

- l'ultime illustration de la bête humaine

- une dénonciation violente des ravages de la guerre

Il faut relever les différents champs lexicaux et les registres qui illustrent
toutes ces parties. L'emploi des verbes et de leur temps jouent un rôle
également très importants. Une allégorie est une figure de style qui consiste
en une forme de représentation indirecte qui prend une chose (une personne, un
être animé ou inanimé, une action) comme signe d'une autre chose, cette
dernière étant souvent une idée abstraite difficile à représenter directement.

Ici le train symbolise l'implacabilité de l'histoire et de la mort.

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Ajouté par : admin

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