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Chapitre 2 livre premier de Chateaubriand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Chateaubriand

Titre : Chapitre 2 livre premier

Époque : 20 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Memoires d'Outre-Tombe

chateaubriand

Chapitre 2 - Livre premier

La Vallée-aux-loups, le 31 décembre 1811

Naissance de mes frères et sœurs.
Je viens au monde.

Ma mère accoucha, à Saint-Malo d’un premier garçon qui mourut au berceau, et qui fut nommé Geoffroy, comme presque tous les aînés de ma famille. Ce fils fut suivi d’un autre et de deux filles qui ne vécurent que quelques mois. Ces quatre enfants périrent d’un épanchement de sang au cerveau. Enfin, ma mère mit au monde un troisième garçon qu’on appela Jean-Baptiste : c’est lui qui, dans la suite, devint le petit-gendre de M. de Malesherbes. Après Jean-Baptiste naquirent quatre filles : Marie-Anne, Bénigne, Julie et Lucile, toutes quatre d’une rare beauté, et dont les deux aînées ont seules survécu aux orages de la Révolution. La beauté, frivolité sérieuse, reste quand toutes les autres sont passées. Je fus le dernier de ces dix enfants. Il est probable que mes quatre sœurs durent leur existence au désir de mon père d’avoir son nom assuré par l’arrivée d’un second garçon ; je résistais, j’avais aversion pour la vie.

Voici mon extrait de baptême :
« Extrait des registres de l’état civil de la commune de
 » Saint-Malo pour l’année 1768.
« François-René de Chateaubriand, fils de René de
 » Chateaubriand et de Pauline Jeanne Suzanne de Bedée,
 » son épouse, né le 4 septembre 1768, baptisé le jour
 » suivant par nous, Pierre-Henry Nouail, grand-vicaire
 » de l’évêque de Saint-Malo. A été parrain Jean-Baptiste
 » de Chateaubriand, son frère, et marraine Françoise
 » Gertrude de Contades, qui signent et le père. Ainsi
 » signé au registre : Contades de Plouër, Jean-Baptiste
 » de Chateaubriand, Brignon de Chateaubriand, de Cha-
 » teaubriand et Nouail, vicaire-général. »

On voit que je m’étais trompé dans mes ouvrages : je me fais naître le 4 octobre et non le 4 septembre ; mes prénoms sont : François-René, et non pas : François-Auguste. La maison qu’habitaient alors mes parents est située dans une rue sombre et étroite de Saint-Malo, appelée la rue des Juifs : cette maison est aujourd’hui, transformée en auberge. La chambre où ma mère, accoucha domine une partie déserte des murs de la ville, et à travers les fenêtres de cette chambre on aperçoit une mer qui s’étend à perte de vue, en se brisant sur des écueils. J’eus pour parrain, comme on le voit dans mon extrait de baptême, mon frère, et pour marraine la comtesse de Plouër, fille du maréchal de Contades. J’étais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues, soulevées par une bourrasque annonçant l’équinoxe d’automne, empêchait d’entendre, mes cris : on m’a souvent conté ces détails ; leur tristesse ne s’est jamais effacée de ma mémoire. Il n’y a pas de jour où, rêvant à ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur. Le Ciel sembla réunir ces diverses circonstances pour placer dans mon berceau une image de mes destinée.

L'analyse n'est plus disponilbe

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Extrait étudié :

"la maison qu'habitaient...une image de mes destinées"

Ajouté par : admin

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