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Livre II chapitre 18 Du démentir de Montaigne (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Montaigne

Titre : Livre II chapitre 18 Du démentir

Époque : 16 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Essais

montaigne

Fiche bac :

Intro :
Véritable interrogation sur l'utilité de se peindre. "ai-je perdu mon temps?"
Chap 18, livre II des Essais de Montaigne. Il s'intitule "Du démentir".
Montaigne s'interroge sur l'utilité de son oeuvre.
Le livre est consubstanciel à son auteur.

I/ Les questions sur le bien fondé de l'écriture A.
A/ Le temps perdu ?

Question réccurente :"ai-je perdu mon temps?" ==> LEITMOTIV = motif circulaire, qui se répéte.
Il insiste sur cette notion de temps, sur la durée notamment.
"tant d'heures oisives", "il m'a fallu si souvent" , "ai-je perdu mon temps?"

B/ Est-ce utile ?

--> le patron s'en est fermi --> le modèle s'est aguerri. Cela a nourri sa personnalité.
--> mieux se connaitre --> devenir + sûr de lui, de sa personnalité.

C/ Est-ce agréable ?

"pensements si utiles et agréables"
Insiste sur l'agrément de sa démarche = "fantaisie" , "délicieux plaisirs" (l.12)

CCL I/ : Montaigne insiste sur l'interêt que l'écriture a eut pr lui. Il souligne la richesse de sa démarche. Il s'est "peint de couleurs plus nettes".
Répon de manière positive à ttes les ? qu'il a formulé.
Ttes ses démarches sur l'écriture lui permettent de mettre au point 1 projet nouveaux par rapport à ce qu'il a dit ds l'avant-propos.

II/ La définition d'un nouveaux projet
A/ Une écriture de soi pour soi

Même en l'absence de lecteur, il souligne l'importance de l démarche A.
ex: "Et quand personne ne me lira"

B/ Une connaissance plus nette de soi

Pour parler de soi, il utilise le chp lexical de l'autoportrait, de la peinture.
On retrouve également le voc. de la sculpture et des arts.

C/ La maîtrise de soi

Montaigne veut mieux se connaitre pr mieux se maitriser. Il veut s'affirmer.
Rythme ternaire : "de tte sa foi" , "de tte sa force"

D/ Vise la concision de l'expression et des idées

Voc. du comportement, du savoir-vivre.
Démarche de recherche personnelle.
Souci d'inscrire ses souvenirs ds une durée.
Volonté de se montrer exemplaire.

III/ La justification du projet et de sa publication
A/ Aux yeux du lecteur

"Et quand personne ne me lira"
Importance du lecteur = importance relative
Ecrire pr soi est une raison suffisante pr Montaigne.
Il publie pr être qd mm un exemple pr le lecteur mais il fait semblant de ne pas être ds cette démarche.

B/ L'oeuvre : son interêt

Oeuvre présentée de différente manière:
- oeuvre d'oisif (=qlq qui a du tps à perdre)
cf. : Livre consubstanciel à son auteur.
Consubstanciel = mot qui prend son sens ds le contexte religieux : "Ceci est mon corps; ceci est mon sang".
Son livre fait parti de lui --> il veut faire du livre et de l'homme une chair et un sang.
Réf. : Montaigne à vécu à l'époque des guerres de religion.
Souligne le caractère unique de son oeuvre.
-livre d'accompagnement mutuel et réciproque souligné par le chiasme à la l. 5.
On remarque également la répétition du vb faire.

C/ La constance et la continuité de l'oeuvre

Tout au long de sa vie son livre l'accompagne.

CCL Générale:
Il essaye de justifier une oeuvre en l'absence tt public. L'oeuvre à une importance réelle pr son auteur.
Il justifie pr lui-mm ttes les raisons qu'il a eut d'écrire.
Y a-t'il un interêt à écrire s'il n'y a personne pr vous lire ?
Souligne la consubstancialité de l'oeuvre.
Cette oeuvre à suivie tt le parcours de la vie de Montaigne§.
Cela lui a permis de se découvrir lui-mm et d'écrire sans aucunes contraintes, de mettre au kour son esprit.
Son oeuvre est donc une tâche d'un très grde ampleur.

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Extrait étudié :

Et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps de m'être entretenu tant d'heures oisives à pensements si utiles et agréables ? Moulant sur moi cette figure, il m'a fallu si souvent dresser et composer pour m'extraire, que le patron s'en est fermi et aucunement formé soi-même. Me peignant pour autrui, je me suis peint en moi de couleurs plus nettes que n'étaient les miennes premières. Je n'ai pas plus fait mon livre que mon livre m'a fait, livre consubstantiel à son auteur, d'une occupation propre, membre de ma vie ; non d'une occupation et fin tierce et étrangère comme tous autres livres.


Ai-je perdu mon temps de m'être rendu compte de moi si continuellement, si curieusement ? Car ceux qui se repassent par fantaisie seulement et par langue quelque heure, ne s'examinent pas si primement, ni ne se pénètrent, comme celui qui en fait son étude, son ouvrage et son métier, qui s'engage à un registre de durée, de toute sa foi, de toute sa force.


Les plus délicieux plaisirs, si se digèrent-ils au dedans, fuient à laisser trace de soi, et fuient la vue non seulement du peuple, mais d'un autre.


Combien de fois m'a cette besogne diverti de cogitations ennuyeuses ! et doivent être comptées pour ennuyeuses toutes les frivoles. Nature nous a étrennés d'une large faculté à nous entretenir à part, et nous y appelle souvent pour nous apprendre que nous nous devons en partie à la société, mais en la meilleure partie à nous. Aux fins de ranger ma fantaisie à rêver même par quelque ordre et projet, et la garder de se perdre et extravaguer au vent, il n'est que de donner corps et mettre en registre tant de menues pensées qui se présentent à elle. J'écoute à mes rêveries parce que j'ai à les enrôler. Quant de fois, étant marri de quelque action que la civilité et la raison me prohibaient de reprendre à découvert, m'en suis-je ici dégorgé, non sans dessein de publique instruction ! Et si, ces verges poétiques :


Zon dessus l'oeil, zon sur le groin,
Zon sur le dos du Sagoin !


s'impriment encore mieux en papier qu'en la chair vive. Quoi, si je prête un peu plus attentivement l'oreille aux livres, depuis que je guette si je pourrai friponner quelque chose de quoi émailler ou étayer le mien ?

Je n'ai aucunement étudié pour faire un livre ; mais j'ai aucunement étudié pour ce que je l'avais fait, si c'est aucunement étudier que effleurer et pincer par la tête ou par les pieds tantôt un auteur, tantôt un autre ; nullement pour former mes opinions ; oui pour les assister piéç'a formées, seconder et servir.

Ajouté par : admin

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