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Fête au château de Ferbroques de Anouilh (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Anouilh

Titre : Fête au château de Ferbroques

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : La Répétition ou l’amour puni

Pièce en cinq actes et en prose de Jean Anouilh (1910-1987), créée à Paris au théâtre Marigny le 25 octobre 1950, et publiée à Paris aux Éditions La Palatine la même année, La Répétition ou l’amour puni appartient au cycle des « pièces brillantes ».

Dans cet extrait les guillemets indiquent que les personnages d'Anouilh récitent le texte de Marivaux.


Le comte _ Non. C'est trop joli. Continuez.

Lucile _ « Et on n'a pas le courage de me dire : là, fais un mauvais tour qui ne te rapportera que du mal, perds ton plaisir et ta bonne foi. Et parce que je ne peux pas, moi, on me trouve dégoûtée. »

Hortensia _ « Que voulez vous, ces gens-là pensent à leur façon et souhaiteraient que le prince fût content. »

Le comte _ Bien, Hortensia!

Lucile _ « Mais ce prince, que ne prend-il une fille qui se rende à lui de bonne volonté? Quelle fantaisie d'en vouloir une qui ne veut pas de lui. Quel goût trouve-t-il à cela? »

La comtesse, au comte, que Lucile a regardé en jouant. _ Signalez lui que le prince n'est pas en scène, Tigre. C'est Hortensia qu'il faut regarder.

Lucile _ « Car c'est un abus que tout ce qu'il fait: tous ces concerts, ces comédies, ces grands repas qui ressemblent à des noces, ces bijoux qu'il m'envoie. Tout cela lui coûte un argent infini. C'est un abîme, il se ruine. Demandez-moi ce qu'il y gagne. Quand il me donnerait toute la boutique d'un mercier, cela ne me ferait pas tant plaisir qu'un petit peloton qu'Arlequin m'a donné. »

Hortensia _ « Je n'en doute pas. Voilà ce que c'est l'amour. J'ai aimé de même. Et je me reconnais au peloton. »Est-elle sincère en disant cela? Je sens que je parle faux. A-t-elle aimé vraiment? A-t-elle un jour préféré un petit peloton de laine à tous les bijoux du prince?

Le comte _ Et vous, ma chère Hortensia?

Hortensia _ Tigre, il ne s'agit pas de moi. Si c'est un jeu que vous jouez, il n'est pas drôle! Vous venez de nous dire que n'étions pas nous...

Le comte _ Pardon. Quand j'ai distribué la pièce, j'ai très bien su ce que je faisais. Vous l'avez parfaitement dite votre réplique.

Hortensia _ Je l'ai donné "sincère".

Le comte- Et comme vous n'avez jamais préféré le moindre peloton de laine à votre plaisir, en la donnant "sincère" vous avez eu l'air abominablement faux. C'était parfait. C'est ce que je voulais. Continuez.

Hortensia _ Vous jouez de nous comme de tontons! Vous lasserez bientôt notre patience.

Le comte _ Tous les metteurs en scène géniaux font ainsi. Encore heureux que je n'hurle pas, que je ne déchire pas les brochures. Il n'y a pas de mise en scène de génie sans crise de nerfs. L'insulte est la monnaie courante, quelques très grands metteurs en scène vont jusqu'à la gifle. Et ne croyez pas que cela soit gratuit. Cela se sent toujours, après, quand on écarte la pièce, si le maître a été vraiment viril. Une pièce mise en scène par un homme poli, il est bien rare que cela sente le génie. Enchaînez, Sylvia, enchaînez. « Eh bien ! qu'il tâche de m'oublier. »

Lucile _ « Eh bien ! qu'il tâche de m'oublier, qu'il me renvoie, qu'il voit d'autres filles. Il y en a ici qui ont leur amant comme moi, mais cela ne les empêche pas d'aimer tout le monde. J'ai bien vu que cela ne leur coûte rien. Mais pour moi, c'est impossible. »

Hortensia _ « Eh ! ma chère enfant avons nous rien ici qui vous vaille,qui approche de vous. »

Le compte _ Fort bien, le fiel sous le sourire. Vous avez dû travailler toute la nuit pour mettre cela au point, Hortensia !

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