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Il était nuit ... de Bertrand (Aloysius) (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Bertrand (Aloysius)

Titre : Il était nuit ...

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Gaspard de la nuit

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2e proposition de corrigé : 2e commentaire : Bertrand (Aloysius) : Il était nuit ...

Extrait étudié :

ALOYSIUS BERTRAND

GASPARD DE LA NUIT

1842, III, VII

J'ai rêvé tant et plus, mais je n'y entends note. Pantagruel, Livre III

Il était nuit . Ce furent d’abord , - ainsi j’ai vu , ainsi je raconte , - une abbaye aux murailles lézardées par la lune , - une forêt percée de sentiers tortueux , - et le Morimont* grouillant de capes et de chapeaux .
Ce furent ensuite , - ainsi j’ai entendu , ainsi je raconte , - le glas funèbre d’une cloche auquel répondaient les sanglots funèbres d’une cellule , - des cris plaintifs et des rires féroces dont frissonnait chaque feuille le long d’une ramée , et les prières bourdonnantes des pénitents noirs qui accompagnaient un criminel au supplice .
Ce furent enfin , - ainsi s’acheva le rêve , ainsi je raconte , un moine qui expirait , couché dans la cendre des agonisants, - une jeune fille qui se débattait pendue aux branches d’un chêne , - et moi que le bourreau liait échevelé sur les rayons de la roue .
Dom Augustin , le prieur défunt , aura , en habit de cordelier , les honneurs de la chapelle ardente ; et Marguerite , que son amant a tuée , sera ensevelie dans sa blanche robe d’innocence , entre quatre cierges de cire .
Mais moi , la barre du bourreau s’était , au premier coup , brisée comme un verre , les torches des pénitents noirs s’étaient éteintes sous les torrents de pluie , la foule s’était écoulée avec les ruisseaux débordés et rapides , - et je poursuivais d’autres songes vers le réveil .

* C'est à Dijon, de temps immémorial, la place aux exécutions (Note du poète)

Ajouté par : admin

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