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Posté le 17/03/2010 à 18:08:56 par annaua :

INTRODUCTION: Le 26 avril 1986, en Ukraine, le réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait en provoquant un « nuage » radioactif qui s’est répandu sur toute l’Europe et une partie de l’hémisphère Nord. Nous avions déjà eu une petite expérience de ce genre en 1979 mais à très petite échelle avec la fusion partielle du réacteur n°2 de Three Mile Island aux Etats-Unis (Niveau 5, 12 employés et 2000 civils très faiblement contaminées dans un rayon de 5 km). Mais cette fois, pour la première fois dans l'histoire du nucléaire, le monde prenait conscience avec effroi que mal contrôlée, l'énergie nucléaire civile pouvait produire les mêmes effets qu'une bombe atomique et contaminer tout un continent à différents degrés. Le réacteur brûla à ciel ouvert pendant 1 jour et demi, et émit pendant les 10 jours suivants, 100 fois plus de radiations que Hiroshima et Nagasaki. L’accident a eu lieu au cours d’un exercice mal préparé et de nombreuses erreurs humaines. Les pays les plus touchés ont été la Biélorussie, l’Ukraine et la Russie. Les cancers de la thyroïde, les malformations chez les nouveaux-nés, les problèmes environnementaux - arbres morts, herbe contaminée - sont des conséquences sur l’homme et l’environnement en lien avec cette explosion. L’eau contaminée et sa consommation en ont été d’autres. Chaque pays a géré cet évènement différemment. On va s’intéresser à la gestion de cette catastrophe en France. Mais d'abord nous allons faire la présentation de Tchernobyl et parler des causes de la catastrophe. 2 I) PRESENTATION DE TCHERNOBYL A) La ville de Tchernobyl Tchernobyl est une ville de région de Kiev, en Ukraine. Elle se trouve à 96 km au nord de Kiev. Cette ville est connue pour la catastrophe à la centrale nucléaire de Tchernobyl qui a eu lieu le 26 avril 1986, provoquée par la fusion du réacteur. La cité la plus proche de la centrale est Pripiat, une ville d’à peu près 50 000 habitants jusqu’au 26 avril 1986, car après la catastrophe elle n’est plus habitée. La carte d'Ukraine (plus précisément la ville de Tchernobyl) 3 1) L’étymologie de Tchernobyl Le mot « tchernobyl » signifie l’armoise, qui est le nom du genre dont la plante d’absinthe fait partie. Il existe même la prophétie biblique qui sujette à caution décrite à absinthe. Aussi nous pouvons voir que le mot « tchernobyl » est divisé par « tcherno » qui vient de l’adjectif чëрное = noir et « byl » qui vient probablement de былинка = plante, herbe. 2) L’histoire de la ville de Tchernobyl L'entrée de la ville est symbolisée par ce monument à la gloire du nucléaire photographié en 2004. A cet endroit la radioactivité est à peine huit fois supérieure à la normale. C'est l'endroit le moins contaminé de la région. La ville de Tchernobyl fut fondée en 1913 par Knyaz Rostislavitch, un gardien de chasse. Ce village était situé dans le Grand-Duché de Lituanie au XIII° siècle. Elle était considérée comme une ville reine. Dans les années 1880, le village comptait 10 700 habitants dont 7 200 Juifs. Même au début du XX° siècle, la ville n ‘est que peu peuplée par des habitants de culture ukrainienne ou polonaise, mais plutôt par une forte communauté juive. En 1932-1933, le village de Tchernobyl comme le reste de l’Ukraine fut durement touché par la famine. La communauté polonaise de Tchernobyl fut déportée au Kazakhstan en 1936, pendant l’élimination de la frontière. De 1941 à 1944, la communauté juive fut déportée et sauvagement massacrée par l’occupant allemand. Vingt-cinq ans plus tard, la première centrale nucléaire 4 d’Ukraine est construite non loin de Tchernobyl, près de Pripiat, une ville en construction en 1970. 3) La contamination nucléaire après la catastrophe en ville de Tchernobyl Depuis la catastrophe, les immeubles récents du centre ville de Tchernobyl et aussi de Pripiat ont été décontaminés pour permettre le logement des ouvriers de la centrale. Les maisons particulières des villages autour sont laissées à l’abandon. La végétation les recouvre peu à peu et donne une impression de ville fantôme. B) L’histoire de la centrale nucléaire de Tchernobyl 1) La construction de la centrale nucléaire La centrale nucléaire de Tchernobyl était aussi appelée centrale nucléaire de Lénine. Actuellement, la centrale nucléaire de Tchernobyl est à l’arrêt. Elle est située en Ukraine dans la ville de Pripiat, à 18 km au nord-ouest de Tchernobyl, 16 km de la frontière entre l’Ukraine et Biélorussie, et environ 110 km au nord de Kiev. La centrale nucléaire de Tchernobyl disposait de 6 réacteurs nucléaires de type RBMK 1000 pour produire de l'électricité à partir de l'énergie nucléaire. La construction des réacteurs n°1 et n°2 est débutée en 1971. Le premier réacteur était mis en service en 1977, le second, l’année suivante. Les réacteurs n°3 et n°4 étaient mis en route en 1975, mais leur exploitation commence respectivement en 1981 et 1983. La construction des réacteurs n°5 et n°6, aussi d'une puissance de 1000 MW, était interrompue par la catastrophe. En 1985, l’Union soviétique dispose de 46 réacteurs nucléaires alors en fonctionnement dans le pays, dont une quinzaine d’exemplaires de type RBMK 1000 (réacteur de grande puissance à tubes de force) d'une puissance électrique de 1000 mégawatts chacun. À cette époque, la part du nucléaire en Union soviétique représente environ 10% de l'électricité produite, et la centrale de Tchernobyl fournit 10% de l'électricité en Ukraine. 5 Coupe schématique de réacteur RBMK - 1000 2) Le réacteur « défaillant » n°4 Le réacteur de la tranche n°4 était aussi de type RBMK. Sa conception fait que le coefficient de vide est positif (contrairement aux réacteurs récents), ce qui fait que la réaction en chaîne augmente spontanément et doit être en permanence contenue. De plus, l'utilisation du graphite comme modérateur le rend inflammable lorsque la température augmente trop. Enfin, le système d'arrêt d'urgence du réacteur est particulièrement lent. En plus de ces problèmes de conception, la construction de la centrale a été réalisée sans respecter les normes établies. La centrale est dirigée depuis le début des années 1970 par Viktor Petrovitch Brioukhanov, un ingénieur en thermodynamique et non un spécialiste du nucléaire. En 1983, l'« acte de mise en exploitation expérimentale » est signé alors que toutes les vérifications n'avaient pas été achevées . . . 6 C)La catastrophe de Tchernobyl Etat du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl quelques semaines après l'explosion La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine en Ukraine. Cet accident a conduit à la fusion du cœur de ce réacteur, au relâchement de radioactivité dans l'environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l'exposition aux radiations. Il est le seul accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES), ce qui en fait le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu'aux nos jours. 1) Chronologie des évènements Une expérience était en cours pour tester un cas particulier de fonctionnement: la disparition de la tension sur le réseau et l'absence du courant de contrôle -commande dans la centrale. Ce test prévoyait que la puissance du réacteur soit située entre 700 et 1000 mégawatts. La puissance de 700 mégawatts est atteinte le 26 avril à 0 h 05 mais continue à baisser. Lorsqu'elle atteint environ 500 mégawatts, le responsable du régime du réacteur, Leonid Toptunov commet une erreur en insérant les barres de contrôle trop loin. Ceci conduit à la chute de la puissance de sortie qui atteint 30 mégawatts, provoquant un empoisonnement du réacteur au xénon. Entre 01 h 03 et 01 h 07, deux pompes supplémentaires du circuit de refroidissement sont enclenchées pour essayer de faire augmenter la puissance du réacteur. 7 A 01 h 19, pour stabiliser le débit d'eau arrivant dans les séparateurs de vapeur, la puissance des pompes est encore augmentée et dépasse la limite autorisée. Le système demande l'arrêt d'urgence. Les signaux sont bloqués et les opérateurs décident de continuer. L'essai proprement dit débute à 01 h 23 et 4 s. Les vannes d'alimentation en vapeur de la turbine sont fermées, ce qui a fait augmenter la pression dans le circuit primaire. Les générateurs diesel démarrent et atteignent leur puissance nominale à 01 h 23 et 43 s. Durant ce temps, l'alimentation des pompes était fournie par l'arrêt des turbo alternateurs. Le débit d'eau passant dans le réacteur décroît au fur et à mesure de la baisse de régime des turbo alternateurs, ce qui provoque la formation de bulles dans le liquide de refroidissement. À cause du coefficient de vide positif, le réacteur entre dans une rétroaction positive, entraînant une rapide montée de la puissance du réacteur. A 01 h 23 et 40 s l'opérateur en chef ordonne l'arrêt d'urgence. Les barres de contrôle sont descendues, sans grand effet : le réacteur est déjà bien trop chaud, ce qui a déformé les canaux destinés aux barres de contrôle. A 01 h 23 et 44 s la radiolyse de l'eau conduit à la formation d'un mélange détonnant d'hydrogène et d'oxygène. De petites explosions se produisent, éjectant les barres permettant le contrôle du réacteur. Les 1 200 tonnes de la dalle de béton recouvrant le réacteur sont projetées en l'air et retombent de biais sur le cœur de réacteur, qui est fracturé par le choc. Un incendie très important se déclare, tandis qu'une lumière aux reflets bleus se dégage du trou formé. Les techniciens présents sur place, ainsi que Brioukhanov réveillé à 1 h 30, ne saisissent pas immédiatement l'ampleur de la catastrophe. Ce dernier appelle le ministère de l'énergie à 4 h en déclarant que « Le cœur du réacteur n'est probablement pas endommagé ». Il reçoit pour ordre de maintenir le refroidissement par eau du réacteur; cet ordre, que Brioukhanov persistera à appliquer toute la journée, n'aura pour effet que de libérer plus de radioéléments dans l'atmosphère et de noyer les installations souterraines communes aux réacteurs 3 et 4, menaçant gravement le fonctionnement et l'intégrité du réacteur 3. L'ingénieur en chef responsable du réacteur 3 prendra, au cours de la journée et contre les directives de Brioukhanov, la décision de faire passer ce réacteur en arrêt à froid, permettant ainsi de le sauver d'une destruction certaine, au vu de la destruction progressive des installations. 8 2) Comparaison à la bombe de l'Hiroshima L'explosion de Tchernobyl est similaire à l'explosion provoquée par la bombe d'Hiroshima qui a eut lieu le 6 août 1945. La puissance de cette explosion était si forte qu'en quelques secondes la ville fleurie d'Hiroshima est devenue un cimetière. Nous pouvons observer presque la même chose dans la ville de Tchernobyl et aussi dans la ville de Pripiat. Mais la radiation de Tchernobyl était 100 fois plus puissante que celle d'Hiroshima. Depuis ce terrible événement de 26 août 1986, la ville de Tchernobyl est devenue la ville « fantôme », comme on l'appelle de nos jours. Une zone de 30 kilomètres autour de la centrale continue à être interdite. . . Nous avons beaucoup de versions sur les causes de la catastrophe. Mais laquelle est la vraie? C'est la partie suivante qui va nous l’expliquer davantage… II) CAUSES DE LA CATASTROPHE Le 26 Avril 1986, vers une heure du matin, le réacteur n°4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl, au cours d’un essai à bas régime demandé par les autorités centrales de Moscou, était l’objet d’une excursion de puissance : en quelques secondes celle-ci atteignait de l’ordre de 100 fois sa valeur nominale. Le fluide caloporteur de l’eau légère ne suffisant plus à évacuer cette énorme quantité de chaleur se vaporisait en une fraction de seconde conduisant à 1 heure 23 du matin (heure locale) à une explosion de vapeur. Le réacteur était détruit. Une radioactivité de l’ordre de 12 exabecquerels (~300 MCi) allait être libérée à l’atmosphère en une dizaine de jours, contaminant de façon significative une zone de 150 000 km² habitée par environ 6 millions de personnes et entraînant sur une grande partie de l’Europe une augmentation mesurable de la radioactivité. 9 A) Erreurs de conception Le cœur de ce type de réacteur est instable en dessous de 700 mégawatts (un peu moins de 25% de la puissance nominale). En clair, à faible puissance, toute tendance à l’emballement est automatiquement et rapidement amplifiée: le réacteur devient difficilement contrôlable. Ceci est un aspect extrêmement dangereux, spécifique des réacteurs RBMK. Dans les réacteurs autres que RBMK toute réaction nucléaire tendant à l’emballement est, par conception du réacteur, automatiquement ralentie. L’explosion de Tchernobyl s’est produite,précisément, lors d’un essai à faible puissance, c'est à dire dans un contexte d’instabilité de ce réacteur. Les ingénieurs russes connaissaient cette instabilité. Des experts français et britanniques également : la sonnette d’alarme avait été tirée « en vain » auprès du pouvoir soviétique bien avant l’accident de Tchernobyl. L’insertion complète des barres de contrôle des RBMK est lente : elle demande une vingtaine de secondes, ce qui est beaucoup trop lent pour interdire l’emballement de ce cœur lorsqu’il fonctionne dans son domaine d’instabilité. Il n’existe pas, dans les réacteurs RBMK, de barres d’arrêts d’urgence à insertion rapide. Les barres de contrôle, faites de carbure de bore, sont équipées, à leur extrémité, d’un embout de carbone qui, au début de l’insertion des barres commence par ajouter de la réactivité…au lieu d’en retirer! Ce phénomène dangereux avait été remarqué dès 1983 (3 ans avant Tchernobyl) sur un réacteur RBMK de la centrale d’Ignalina. La fonction de modérateur «ralentissement des neutrons» est assurée par 600 tonnes de graphite. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une erreur de conception mais plutôt d’une faiblesse : le graphite très chaud mis à l’air libre s’enflamme, l’incendie vaporise les radionucléides contenus dans le réacteur : leur dispersion dans l’atmosphère est donc grandement favorisée. Les réacteurs occidentaux à eau sous pression et à eau bouillante ne contiennent ni graphite (charbon) ni substance inflammable. Les réacteurs RBMK ne sont équipés ni de dispositif d’épuration des rejets gazeux ni d’enceinte de confinement: une telle enceinte aurait, dans le pire des cas, au moins considérablement diminué et ralenti l’évasion de radioactivité dans l’environnement. Ce type d’enceinte protège les réacteurs du monde entier, y compris les REP dernière génération (VVER 1000) de l’ex-Union Soviétique et de ses ex-satellites. Le réacteur accidenté de TMI en était équipé : il n’y eut pas d’évasion significative de radioactivité. Dépourvu de cette enceinte, le réacteur RBMK est comme un bus sans carrosserie: celle-ci est une protection évidemment majeure, indispensable. 10 B) Erreurs et fautes du personnel d’exploitation Six erreurs et fautes humaines ont été identifiées : 2 violations de consignes permanentes (fonctionnement prolongé à moins de 700 mégawatts ; moins de 30 barres de commandes insérées dans le cœur) ; un non-respect de la procédure d’essai ; 3 mises hors circuit volontaires de dispositifs de sécurité (l’injection de sécurité et, successivement, 2 dispositifs d’arrêt d’urgence). A l’évidence le personnel, insuffisamment formé, n’avait pas conscience du caractère dangereux de ses actions. S’il avait évité une seule de ces 6 erreurs l’explosion ne se serait pas produite. Il serait trop facile, cependant, d’imputer aux opérateurs la responsabilité de la catastrophe: ils ont fait leur métier, riches de la seule formation qui leur avait été donnée ; celle-ci était insuffisante, incohérente avec le manque de sécurités passives de l’installation. Leur méconnaissance de la neutronique du cœur RBMK leur interdisait de comprendre les implications des décisions qu’ils prenaient : d’autant que le réacteur était en cours d’essai à faible puissance selon un programme qui comportait d’importantes dérogations aux règles permanentes d’exploitation. Quant aux consignes d’exploitation -que ce soit les consignes permanentes ou les consignes spécifiques de l’essai à conduire- elles étaient incomplètes et imprécises. L’examen détaillé de ce qui s’est passé durant les quelques heures, les quelques minutes qui ont précédé l’explosion montre que celle-ci ne pouvait pas ne pas se produire. Et si l’on considère que la notion d’accident est associée à celles d’aléas et d’incertitudes -c’est à dire de probabilité- alors l’explosion du réacteur de Tchernobyl n’est pas un accident. Cette réflexion nous conduit aux causes politiques C) Causes politiques En pleine guerre froide -qui menaçait parfois de devenir chaude- la fonction plutonigène militaire du RBMK prêtait à la conception, à la construction et à l’exploitation des réacteurs de cette filière un caractère d’urgence qui n’autorisait pas les « pertes de temps » qu’auraient impliquées les perfectionnements absolument nécessaires de la sécurité de ces réacteurs. Les ingénieurs et scientifiques étaient soumis à un objectif et un seul : produire du plutonium militaire le plus possible, le plus tôt possible. 11 Les problèmes budgétaires agissaient de la même façon : non qu’il fut question de réduire les dépenses mais tout simplement, avec les fonds disponibles, de fabriquer le plus rapidement possible une quantité maximum du meilleur 239Pu de qualité militaire. C’est ainsi que le 2 mai 1986 (6 jours après l’explosion) le Ministre de l'Electrification déclarait à une réunion du Politburo : « Malgré l’accident l’équipe de construction fait face à ses obligations socialistes et se lancera très prochainement dans la construction du réacteur n°5 » Certains scientifiques avaient un discours rigoureusement honnête ; d’autres, également très compétents et connus comme tels mais mus plus par leur intérêt personnel que par le souci d’objectivité scientifique, n’avaient pas le courage de la rigueur et acceptaient du pouvoir politique, voire même encourageaient, certaines décisions malsaines ou dangereuses. Les luttes d’influence se substituaient aux débats d’idées scientifiques, techniques et technologiques. Les défauts de conception du réacteur n’étaient pas dûs à un manque de compétence des ingénieurs : ils résultaient de la dictature bureaucratique qui présidait à toutes les décisions dans le système soviétique, y compris dans le domaine de la sûreté. Il est clair que l’explosion du réacteur de Tchernobyl fut rendue possible par les multiples travers du système soviétique. On peut donc dire que le volet accident de l’événement Tchernobyl fut d’abord soviétique, avant d’être nucléaire. 12 III) LES CONSEQUENCES DE LA CATRASTROPHE DE TCHERNOBYL A)L’Europe 1) Les premiers jours de la radiation En avril 1986, les débris du réacteur brûlent pendant plus de dix jours. Après avoir atteint plus de 2 000 mètres d'altitude, les gaz radioactifs forment trois nuages qui, poussés par les vents, se dirigent vers la Scandinavie, l'Europe centrale et les Balkans. Il est vrai que 70 % des retombées radioactives ont touché la Biélorussie, au nord de Tchernobyl mais d'autres régions d'Europe par exemple, en Norvège, en Grèce, en Autriche en Allemagne en Italie et bien évidement l’est de la France, ont été durablement contaminées. La première apparition d’un nuage radioactif du à l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl a été déceler en Suède. En effet, le 28 avril au matin, un niveau anormal de radioactivité est constaté dans la centrale nucléaire de Forsmar, cela entraîne l'évacuation imminente de l'ensemble du site par crainte d'une fuite radioactive interne. Mais les premières analyses montrent que l'origine de la contamination est extérieure à la centrale et vient de l'est, en l’occurrence, Tchernobyl. 2 ) Où en est l’Europe aujourd’hui ? Alors que les conséquences sanitaires de Tchernobyl commencent à être avérées en France, la situation en Ukraine et en Biélorussie empire de jour en jour. La population de ces pays est délaissée. L’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), est une agence pour le développement de l’énergie atomique civil dans le monde afin de maintenir la paix et la prospérité. Cette agence est propice au nucléaire. Elle déclare toujours que 32 personnes seulement seraient mortes du à l’explosion de Tchernobyl, et 2 000 atteintes d’un cancer de la thyroïde « curable ». 13 Pourtant la population est atteinte de cancers de la tyroïde, de la peau, de la peau, de malformations congénitales. Ce pays a subi 70 % des retombées radioactives de Tchernobyl. Marie-Anne Isler-Béguin, député européenne appelle cela « le premier génocide écologique ». Certains docteurs ont été emprisonnés pour avoir révéler ces maladies. Il semble impensable aux hommes politiques de reconnaître l’envergure de la catastrophe. Cela montre qu’il y a une désinformation sur les risques nucléaires. Selon une récente étude dirigée par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le poids lié à la conséquence de Tchernobyl en Europe pourrait s'élever à plus de 40 000 cancers, dont 16 000 qui pourraient être mortels d'ici 2065. B) Gouvernement français et censure 1)Mensonge d’état L'article du journal français « Libération » En 1986 le professeur Pierre Pellerin, alors directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (l'ex-SCPRI), prétendait qu'il n'y avait en France «aucune élévation significative de la radioactivité» et donc «aucune raison de mettre en œuvre des mesures sanitaires spéciales». Mensonge d'Etat, dénoncent Les Enfants de Tchernobyl et André Paris. L'Etat a commis une erreur en ne prenant pas "de mesures adaptées" face au passage du nuage radioactif de Tchernobyl, a estimé la commissaire du gouvernement du tribunal administratif de Bastia. Le tribunal avait reçu deux Corses atteints d'un cancer de la thyroïde après l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne. La Corse a été la première région française touchée par le nuage radioactif, le 29 avril 1986, trois jours après l'explosion nucléaire. 14 Pour la commissaire du gouvernement, Geneviève Vescovali, il y a bavure de l'Etat en raison de "l'absence de toute mesure adaptée aux risques éventuels inhérents à une augmentation de la radioactivité". Elle a néanmoins ajouté que "l'existence d'un lien de causalité, certain et direct, entre la présence du nuage radioactif et la survenance de la maladie des requérants n'est pas établi". Dix-neuf ans après l'accident nucléaire de Tchernobyl, la polémique demeure toujours aussi vive. Selon le dernier Baromètre IRSN, les Français font de moins en moins confiance aux autorités sur la vérité des conséquences des retombées de Tchernobyl : ils étaient 49% à faire confiance en 1999 contre 32% en 2004. Une association regroupant des malades de la thyroïde et la Criirad, laboratoire indépendant, ont porté plainte contre X en 2001 pour « empoisonnement ». L'association dénonce les pouvoirs publics de ne pas avoir pris les mesures appropriées pour préserver la santé de la population. Dernièrement, elle a exigée la mise en examen du Pr Pellerin, directeur à l'époque du SCPRI (Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants). Il était doté du pouvoir d'autorité, d'expertise et de communication sur tout ce qui comprenait la radioprotection en France. Aujourd’hui âgé de 84 ans, il refuse toujours de répondre aux questions des journalistes. Il dit être victime d’un complot. Il maintient le fait de n'avoir jamais dit que le nuage s'était arrêté à la frontière. C) Les conséquences environnementales en France 1) Le Nuage radioactif Le nuage radioactif de Tchernobyl 15 Le nuage radioactif issu de la catastrophe de Tchernobyl atteint la France trois jours après la catastrophe soit le 29 avril 1986, détecté par les systèmes de la centrale nucléaire de Cattenom, près de la frontière luxembourgeoise, puis Paris situé à environ 2 000 km de Tchernobyl. « La détection des aérosols radioactifs ayant survolé le territoire après l’accident a été rapide. Les mesures des activités p-total (mesure de l’activité de tous les radionucléides émetteurs bêta) dans l’air de l’environnement des centres du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ont été effectuées dans les 24 heures qui ont suivi leur détection (entre le 29 et 30 avril). Dès le 1er mai, on avait ainsi connaissance d’une élévation anormale de l’activité de l’air les 29 et 30 avril. » Par temps de pluie , ceci peut être dangereux pour l’agriculture. En effet ces pluies radioactives sont très nocives notamment pour l’alimentation. Ainsi les produits récoltés et vendu sur le marché seraient contaminés, et donc très nocif pour notre santé. De plus, la contamination des sols est en moyenne de 3 à 4 kBq/m² Or, la presse française à l’époque démantelait complètement cela. C’est le cas du journal Le Monde qui avait affirmait le 30 avril 86 qu’il n’y avait « aucun risque de retombées radioactives en France » . 2) Conséquences sur la faune et la flore Les retombées de Tchernobyl ont également eu des conséquences sur la nature et ce qui lui est liée c’est-à-dire les aliments, comme par exemple les vaches. En effet les bovins ingèrent de l’herbe irradiée, qui les irradie à leur tour et le lait provenant de ces vaches est également contaminé. Des analyses ont été faites à partir d’échantillons de lait de vache et de chèvre provenant du Sud-Est de la France pour l’iode 131 et le césium 137, libérés par la catastrophe de Tchernobyl. Le césium 137 est un élément alcalin, métal qui fond à 28,3°C et bout à 670°C. Sa durée d'activité est de 30 ans. Il se fixe dans les tissus mous ( muscles, reins, foie...) ainsi que dans les tissus osseux des enfants qui, à plus ou moins long terme peuvent développer des cancers. Il peut aussi entraîner des pathologies cardiaques, des dysfonctionnements rénaux, des cataractes ou encore l'effondrement des défenses immunitaires. 16 Les conclusions de l’ISPN tirées d’après les résultats obtenus, sont représentés ci-dessous : 17 Quelques temps après ce terrible accident, des animaux (poulains, veaux, vaches, porcelets) sont nés avec des malformations et ont aussi été victimes de mutations génétiques. Des animaux irradiés commencent à donner naissance à des mutants, affirme le Pr Konovalov. Ce biologiste ukrainien collectionne même certains spécimens dans un étrange musée. Ce poulain est extrêmement bizarre, né avec huit pattes, peu après l'accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernohyl, dans la région de Jitomir. Il fut le premier mutant de Tchernobyl découvert par les scientifiques. L’automne suivant la catastrophe, on a analysé des champignons qui présentaient des taux d’activité radioactive particulièrement élevés, car ces organismes ont tendance à accumuler le césium. Une enquête a été menée pour connaître le niveau de radiation émis par le césium qui a contaminé le produit en sachant que la norme tolérée équivaut à 600 becquerels par kilos de césium radioactif. 30 échantillons ont été achetés un peu partout en Suisse, voici le tableau qui en résulte : 18 Ville Champignon Origine Valeurs (bq/kg) Sion Chanterelles Pologne 46 Neuchâtel Chanterelles Bulgarie 91 Genève Chanterelles Pologne 60 Fribourg Chanterelles Portugal 49 Ces champignons ne dépassent pas la norme et lorsqu’on ingère des champignons contenant du césium 137, il ne reste pas dans notre organisme et s’élimine au bout de 6 mois. D) LES CONSEQUENCES SANITAIRES EN FRANCE 1 )Cancer de la thyroïde a- Définition Le cancer de la thyroïde se développe généralement sous la forme d’un nodule (anomalie bénigne) situé au sein de la glande thyroïde qu’elle soit de taille normale ou augmentée (goître). C'est un cancer rare, plus répandu chez les sujets jeunes. La guérison réussit dans 90% des cas. b- Estimation des cancers Le réseau "Francim" des registres du cancer, mis en place afin de surveiller l'évolution de l’incidence et d’analyser les conséquences de l’accident de Tchernobyl, a procédé à une actualisation des informations sur le cancer de la thyroïde. Cette actualisation qui se base sur la période 1978-1997 mentionne que la croissance en hausse des cancers de la thyroïde est de l'ordre de 6,2 % par an chez l’homme et de 8,1 % par an chez la femme. 19 La prévalence du nodule thyroïdien est fluctuante selon les moyens de dépistage. Il est plus probable chez la femme, le sujet âgé, les sujets vivant en zone ou à proximité de carence iodée ou ayant subi une irradiation de la région cervicale pendant l'enfance mais ces nodules sont bénins dans plus de 90 % des cas. Les sujets jeunes sont plus sensibles au développement du cancer du fait d'une plus grande vulnérabilité de la thyroïde à l'irradiation. 2)L’alimentation Les recommandations de l'OMS sur le lait, conseillent une activité annuelle inférieure à 100 000 becquerels d'iode radioactif, soit une activité moyenne inférieure à 600 becquerels par litre de lait. Le 7 mai 1986, un courrier de l'organisation mondiale de la santé annonce que « des restrictions quant à la consommation instantanée du lait peuvent donc demeurer justifiées ». Une note du 16 mai provenant du ministère de l'Intérieur, à l'époque dirigé par Charles Pasqua déclare « Nous avons des chiffres qui ne peuvent pas être diffusés. (…) Accord entre SCPRI et IPSN pour ne pas sortir de chiffres ». Le 16 mai, une réunion de crise se déroule au ministère de l'intérieur : du lait de brebis en Corse présente une contamination par l'iode 131 anormalement élevée, d'une activité de plus de 10 000 becquerels par litre ; les relevés du SCPRI de 1986 notent 6 000 becquerels par litre de lait en certains endroits du territoire, notamment en Corse et dans l'est de la France. Dans la mesure où la catastrophe qui générait la pollution à l'iode radio-actif était un événement ponctuel, et que l'iode 131 a une demi-vie courte (l'activité au bout de deux mois est difficilement détectable), il a été jugé que le bilan de l'activité radio-active sur une année ne serait pas affecté sensiblement, et les autorités n'ont pas pris de mesure particulières. Les recherches montrent que pour le cas extrême d'un chasseur consommant 40 kg de sangliers « contaminés » par an, « sa dose efficace engagée serait alors voisine de 1 millisievert pour l’année 1997, c’est-à-dire nettement inférieure à la dose résultant de la seule radioactivité naturelle et de l’ordre de la limite de dose réglementaire établie pour le public (1 mSv/an) - elle-même bien en deçà des niveaux présentant un risque avéré». 20 CONCLUSION : En Ukraine, le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl marqua profondément l'histoire du nucléaire. Ce fut le plus grave accident que le monde n'ait jamais connu. Il a été classé niveau 7 sur l'échelle internationale des évènements nucléaires. L'explosion survenue a été provoqué par la défaillance d'un réacteur. Le nuage radioactif n'a malheureusement pas épargné la France, malgré le discours du gouvernement français qui affirmait pendant de nombreuses années que le nuage radioactif n'avait pas dépassé la frontière française. Le nuage radioactif est la principale conséquence sanitaire en France de l'est. Celui-ci a engendré plusieurs retombées, notamment la pollution des sols, et donc la contamination des aliments devenus alors radioactifs. Le cancer de la thyroïde est aussi un élément important des conséquences de l'accident nucléaire. Même si le gouvernement conteste qu'aucune étude n'a été prouvé afin d'expliquer l'augmentation des cancers de la thyroïde, les résultats observés restent tout de même incontestables. Nous pouvons dire que le nucléaire est une affaire d'état, puisqu'il semble il y avoir un certain malaise quant au recensement de toutes les conséquences possibles. . . 21 22


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