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Quatrième partie : Livre deuxième : L’orage de Chateaubriand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Chateaubriand

Titre : Quatrième partie : Livre deuxième : L’orage

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Mémoires d'outre Tombe

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Chateaubriand : Quatrième partie : Livre deuxième : L’orage

Extrait étudié :

Le biographique

Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand.
Quatrième partie, Livre deuxième, L’orage (p115)
De « L’orage recommence… » jusqu’à « …une existence dégradé. »

Chateaubriand est le précurseur du romantisme en France. Ce texte est très caractérisé par ce mouvement du XIXe siècle. Après son arrestation Chateaubriand décide de quitter la France et de voyager. Il fait halte sur la route et est hébergé dans une chambre d’hôtel en montagne.

I Un texte romantique.
II La sylphide
III Sentiment de la vieillesse.

I Le romantisme :

C’est une page lyrique. En 1802, « Atala » et « Renée » marquent la naissance du romantisme en France. Le texte est romantique d’abord dans le décor. La scène se passe de nuit. C’est le temps romantique par excellence. Les éléments des paysages sont aussi caractéristiques du romantisme. L’eau, l’orage, la pluie, le bruit. L’orage est d’autant plus impressionnant qu’il est en montagne. Il y a une violence inhabituelle du décor.

L’orage au sens propre est une espèce de déchaînement tellurique que l’on peut vérifier par des allitérations. Toute la première phrase est un jeu permanent sur l’allitération en « r ». « Armorique » (la Bretagne), Barde (Chanteur et poète celte). Puis une allitération en « t » : « Ces montagnes, cet orage, cette nuit, sont des trésors perdus… »

Au sens figuré l’orage est celui du cœur et de la passion. « dévoré » : le romantisme est un état maladif. « un feu sans cause et sans aliments » : manière d’exprimer le mal du siècle ou le vague des passion. C'est-à-dire un état de mal être qui vient essentiellement d’un décalage entre l’imaginaire et le réel dans lequel on ne trouve pas ses espérances.

Le romantisme est la littérature de la souffrance et du malheur. Ici, Chateaubriand ressent de la solitude. Il est « seul » avec autour de lui tout un lexique de la privatisation et de l’absence. La solitude sentimentale : il y a « 2 couches pour un voyageur ». Allusion aux images du passé. L’imaginaire : 3 occurrences du mot « songe », « fantôme », « extase » et « délire ». On note une hyperbolisation du réel : « la fée », « fille aimée de mes illusions ».

La sylphide est une créature imaginaire, une figure idéale.
La dernière phrase a une tonalité lyrique. Répétition du mot songe qui sont les échos du grondement du tonnerre qui se répercute et finit par se perdre.
Utilisation du futur : « je te ferai… » Ce sont des illusion lyrique (folie de l’imagination).
Utilisation d’une métaphore : « Ma palette n’est pas encore épuisée » : Il n’a pas épuisé son inspiration et il a une totale maîtrise de l’écriture : « je sais mieux peindre ». Il a conscience que le temps le ronge mais veut encore écrire.


Il est nostalgique. Le voyageur est seul mais n’a ni amour à bercer ni songe à faire. Cette solitude vient de la nostalgie que lui rappelle l’orage. Il est né un jour d’orage et cela lui rappelle sa jeunesse sur son rocher natal. Cela fait renaître en lui le besoin de ne plus être seul. Pour cela il ressuscite sa « Sylphide des bois de Combourg »et la personnifie. Il s’adresse à elle à la deuxième personne du singulier : « tu » et l’embellit (« doigts de fée », « charmant fantôme ». Il l’a créé lorsque qu’il était seul et entrait dans le monde au début de sa carrière et en a de nouveau besoin à la fin de sa vie. A la sortie du monde et à la fin de sa carrière.
Chateaubriand souhaite rajeunir grâce à cette Muse : « N’ai pas peur de mes cheveux ; caresse les de tes doigts de fée qu’ils rembrunissent sous tes doigts »
Elle lui rappelle toute sa jeunesse. Pour l’attirer il dit qu’il pourrait la faire plus belle, car il la compare à une peinture qu’on peut retoucher.
Il sait que sa vie est bientôt finie : « Ces montagnes, cet orage, cette nuit sont des trésors perdus pour moi.». Il ne les reverra jamais.
Il tente toutefois de se convaincre qu’il est encore jeune. « Que de vie je sens au fond de mon âme », « Cette tête … première solitude ! ». Il veut tout oublier et partir avec elle.

L’orage lui fait réaliser qu’il est vieux et lui rappelle la jeunesse qu’il souhaite revivre.

Ajouté par : admin

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