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Quatrième partie, Livre premier, Introduction de Chateaubriand (cliquez sur le titre ou l'auteur pour effectuer une recherche)

Auteur : Chateaubriand

Titre : Quatrième partie, Livre premier, Introduction

Époque : 19 ième

Oeuvre dont est tiré le titre : Mémoires d'outre Tombe

Accéder au commentaire de texte : Commentaire : Chateaubriand : Quatrième partie, Livre premier, Introduction

Extrait étudié :

Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand.
Quatrième partie, Livre premier, Introduction. (p11)
De « Comme l’Estoile encore… » jusqu’à « …me rendant à ma dernière demeure. »

Commentaire :

Chateaubriand est le précurseur du mouvement romantique apparu au XIXe siècle. Les « Mémoires d’outre-tombe » est l’oeuvre autobiographique la plus importante qu’il a écrit. Il y évoque son existence et le monde dans lequel il a vécu. L’auteur narrateur est témoins et plus ou moins acteur dans les événements historiques. Ce texte est écrit à un moment de rupture. La révolution de 1830 a mis un terme à la carrière politique de Chateaubriand. Il a refusé une nouvelle carrière politique sous Louis Philippe et la monarchie constitutionnelle. Il se consacre alors uniquement à la littérature.

I Fin d’une carrière politique :
II Conscience qu’à Chateaubriand d’avoir servi dignement et sentiment du devoir accompli.

Dans ce passage du livre, Chateaubriand commence par exprimer des sentiments mitigés. Bien qu’il éprouve de la douleur pour le Roi, récemment détrôné, il ressent un fort contentement intérieur.

La métaphore filée de l’esclavage et de la liberté: « ce contentement est celui d’un esclave libéré de ses chaînes » montre que Chateaubriand est heureux d’avoir arrêté sa carrière politique. Il se compare à un « forçat libéré des galères du monde et de la guerre ». Il montre cela tout au long du texte, notamment lorsqu’il avoue qu’il « éprouve maintenant de la joie ». Rompre sa carrière politique est pour lui une libération. Il est « heureux de terminer une carrière politique qui lui était odieuse ».

Il nous explique qu’il va conter sa jeunesse, mais en nous exprimant ses sentiments avec recul. Comme il le dit, il est vieux et près de la mort et se remémore sa jeunesse : « le cercle de mes jours qui se referme, me ramène au point de départ ». Il revit sa jeunesse avec l’expérience « vétéran expérimenté », et le lourd fardeau des années et du temps qui passe. Bien qu’il souhaite retrouver ses songes et rêves de jeunesse, seuls viennent « les hordes de vérités » qui hantent ses « vieux jours ». Il en a peur, il s’en cache et les compare à des « dragons cachés dans des ruines ». Enfin, il évoque bien entendu son roi qui est resté peu de temps sur son trône. Avant il a été exilé et après la révolution, banni.

Fidélité idéologique :

Il quitte sa carrière politique à cause des ses convictions légitimistes. Il refuse une nouvelle carrière politique sous Louis Philippe et la monarchie constitutionnelle. La première phrase de ce texte exprime sa tristesse à l’idée que la monarchie des Bourbons soit partie : « je lamente les adversités de la race de St Louis » Chateaubriand utilise le verbe se lamenter d’une manière inhabituelle. C’est une manière d’attirer l’attention. « Les adversités » au pluriel est une hyperbole. Normalement l’adversité.
« Je n’emporte ni richesse, ni honneur » pour évoquer son honnêteté.

Champ lexical du soldat abondant : « le conscrit », « le vétéran », « cartouche de congé », « le « shako », « les chevrons » (insigne du grade que les soldats portent). La première vertu du soldat est l’obéissance. Ainsi il a accompli sa tâche avec bravoure.

Passion pour la liberté :
Il utilise une personnification de « l’Indépendance » pour nous montrer comme elle lui est chère. Il l’invoque avec une apostrophe : « ô ma native… » Elle a guidé sa vie et est « l’âme de sa vie ». Elle était sa « confidente », son « idole » et « la Muse » Il la supplie de revenir après avoir disparue pendant sa carrière politique. « Il ne tiendra qu’a moi… » exprime, là aussi, une idée de liberté.


Ecriture :
Chateaubriand utilise beaucoup de vers blancs : « Je n’ai trahi ni la liberté, ni le roi. ». « Je n’emporte ni richesse, ni bonheur »
Rythme ternaire : « de renouer… de confondre…, de mêler… »
Parallélisme et rythme binaire : « je le rencontrais exilé…, je le rencontre banni… » Similitude entre « foyer » et « demeure ».

Il joue de l’antinomie : « Richesse » / « Pauvre », « j’achève »/ « je commençais », « conscrit » / « vétéran », « forçat » / « libéré ».
On perçoit une gradation ascendante tout au long du texte : « contentement », « joie » (ponctuel), « heureux », « béni » (connotation religieuse). Il y a un état et une prise de possession de plus en plus manifeste.

Dans la dernière phrase, il fait allusion à Charles X pour montrer qu’au fond sa jeunesse et sa vie maintenant ne sont pas à des époques si différentes : « renouer les deux bout de mon existence ». « Dernière demeure » est ambivalent. Il peut avoir pour premier sens un endroit de repos et d’oisiveté, loin de l’agitation ou alors cela peut être un euphémisme pour désigner la mort.

Chateaubriand utilise une métaphore maritime : « naufragé, je continuerai à raconter mon naufrage aux pêcheurs de la rive. » pour montrer que même quand il sera mort, ses Mémoires raconteront encore son histoire, d’où le nom « Mémoires d’outre-tombe ».

Ajouté par : admin

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